Nurgling

De La Bibliothèque Impériale
Nurgling, les Spores Purulentes, Nurglions, Pique-Pustules, Miettes de Nurgle, (Khan’ gurani’i)

Les Nurglings sont de petits Démons à l’image de Grand-père Nurgle. Ils présentent un visage affable et espiègle et un corps bouffi de couleur verte, muni de membres disproportionnés. Seule leur taille les distingue du Dieu. Les Nurglings ne font guère plus de 30 centimètres de haut. Ces créatures abjectes résident dans le corps de Démons plus imposants, de préférence les Grands Immondes qui les engendrent. Les Nurglings s’insinuent dans les moindres recoins de chair de ces monstres, en particulier dans le lard malade où ils tètent le pus nauséabond des plaies cancéreuses. Ils sont généralement à plusieurs sur un même hôte et se battent pour obtenir sa faveur, ronronnant de plaisir quand on les caresse et couinant de délice quand on leur offre un morceau de chair de choix.

Aussi répugnants soient-ils, tout cela n’est rien avec leur principal mode de création. Le Nurgling se développe dans la chair pourrissante d’un Grand Immonde. Comme un nouveau-né, il se nourrit de ce que lui offre la "mère", mais dans son cas, il s’agit du lait rance que produit la maladie. Avec le temps, ce régime donne au Nurgling la taille suffisante pour s’extraire des entrailles visqueuses et entamer véritablement l’odieuse existence à laquelle il est promis. Étrangement, les Grands Immondes ont tendance à considérer ces vermines comme leurs propres enfants. Ils les choient, les cajolent, les caressent et les couvrent d’affection, ce qui n’enlève rien aux accès de colère et à la gloutonnerie de ces Démons Majeurs. De nombreux Nurglings finissent par pourrir entre les gigantesques orteils d’un Grand Immonde, broyés par une caresse par trop vigoureuse, ou dissous dans ses sucs gastriques.

Les Nurglings se développent également à partir du pus répandu par les Grands Immondes. Quand ces gigantesques Démons foulent la terre, ils laissent dans leur sillage une tramée visqueuse. Ce liquide forme des flaques qui attendent que des passants aient le malheur d’y tremper un pied. C’est alors que les miasmes pénètrent dans le corps de la victime et remontent par le système sanguin pour se loger dans l’abdomen où ils se développent, se nourrissant des excréments de la victime. Quand le Nurgling est suffisamment grand, il distend le ventre de son hôte et hurle des obscénités, aussi fort qu’il le peut. Quand il se lasse de ces divertissements, il décide de sortir par la bouche ou l’anus, selon son humeur, et part à la découverte du monde. Si cette expérience est traumatisante pour la victime, elle est rarement mortelle, juste extrêmement désagréable.

Ces Nurglings cherchent souvent à rencontrer leurs congénères ; il s’agit en effet de créatures sociables, mais beaucoup se contentent de la crasse et de la misère des villes humaines, se nourrissant d’abats, de résidus d’égouts, etc. Mais il arrive parfois qu’un Nurgling cherche à retrouver son hôte humain, par une étrange manifestation affective, et exprime sa gratitude en lui transmettant quelque maladie.

Les Nurglings attaquent rarement seuls une créature. Ils préfèrent se réunir en nuées vertes et jacassantes pour les submerger telle une vague furieuse. C’est alors qu’ils mordent et qu’ils griffent les jambes et les chevilles de leurs adversaires, sans oublier de lécher toutes les plaies qui leur paraissent intéressantes. Leurs petites dents sont aussi affilées que des rasoirs et laissent une constellation de morsures infectées sur leurs adversaires, qui en meurent rarement sur le coup, mais de telles blessures sont bien souvent le début d’une maladie longue et déplaisante.

Source

Warhammer JdR : Le Tome de la Corruption