Catégorie:Mordheim

De La Bibliothèque Impériale
(Redirigé depuis Mordheim)

Mordheim, la Cité des Damnés, est un amas de ruines cauchemardesques où la mort est à l’affut à chaque coin de rue. Partout des bandes de guerriers avides de gloire et de richesses s’affrontent dans les ruelles tortueuses et les palais insalubres.


Avant la comète

Mordheim
Mordheim est située sur le fleuve Stir aux confins de la province d’Ostermark, en aval de la ville de Waldenhof, qui prend source dans les hautes cimes des Montagnes du Bord du Monde. Elle fut fondée il y a mille ans, en mémoire de leur chef tombé dans la bataille, le vénérable comte Gotthard Angelos, par les chevaliers de l’Ordre du Corbeau qui, ayant disputé cette terre aux Gobelins en ont fait leur place forte.

Prospérant grâce au commerce de poissons, minerais et de laine, la majorité des habitants de Mordheim était néanmoins constituée d’hommes en armes provenant de tout l’Empire et qui restaient rarement longtemps en poste. Pendant des siècles, Mordheim fut un rempart contre les ravages des hordes Peaux-Vertes, qui se déversaient par centaines des montagnes pour semer la terreur et tout dévaster sur leur passage. C’est Sigmar lui-même qui fit don de la province d’Ostermark aux ancêtres de la maison du Comte Steinhardt et c’est pourquoi la cité joui d’une longue tradition guerrière.

Mordheim fut une des rares villes à résister aux hordes du terrible Gorbad Griff'Eud'Fer en l’an 1707. Chaque province de l’Empire avait levé ses troupes pour combattre l’immense invasion et Mordheim résista aux assauts répétés des Peaux-Vertes, plus par la foi que par le nombre. La garnison de la ville avait été augmentée grâce à l’aide de miliciens inexpérimentés mais qui avaient fait leur preuve lors de l’attaque du flan droit de la horde de Gorbad. Une grande partie de l’armée de Mordheim fut détruite dans la Bataille de Valen, mais la ville et le Comte Steinhardt furent sauvé. La Waaagh! fut repoussée à l’ouest jusqu’à Averheim qui n’eu pas le même destin que Mordheim.

Comme dans la plupart des villes impériales, les fleuves et voies d’eau sont des routes commerciales importantes. La chalands massifs et les navires de haute mer peuvent pénétrer très profondément dans l’Empire en suivant les itinéraires tracés par les fleuves. A l’époque, Mordheim était une ville portuaire très importante, ses quais fourmillants de colporteurs, marins, marchands, soldats... et des voyageurs venaient de toute la région alentours pour commercer dans les Halles de Mordheim. Les bateaux fluviaux, chalands et beaucoup de péniches accostaient par dizaines chaque jour. Le commerce important et la présence du Grand Ordre des Honorables Libres Marchands de Marienburg ont fait de Mordheim une des villes les plus prospère de l’Empire. Des entrepôts massifs furent construits le long des quais et des tonnes de marchandise était emballées puis chargées sur les chalands. C’étaient des centaines d’articles rares que l’on déchargeait et qui arrivaient des quatre coins du monde à la sueur des dockers. Les bâtiments des commerçants du textile, du bois de construction se situaient un peu à l’écart. Les eaux claires du fleuve grouillaient de poissons et la pêche fut un grand atout pour la cité, son marché étant très développé.

Le commerce, de plus en plus important, fut considérablement développé par les accords commerciaux de libre échange avec les artisans Nains des forteresses environnantes. Depuis que les hordes de Peaux-Vertes avaient été repoussées, beaucoup de nains avaient émigré vers Mordheim qui se dota ainsi d’excellents artisans, forgerons, orfèvres et maçons. L’architecture de Mordheim fut largement influencée par la présence des Nains dans la cité comme le montre la robustesse et la qualité des bâtiments, ainsi que la présence de pièces métalliques finement ouvragées.

Avant la venue de la comète, la richesse et la prospérité de Mordheim, en ces temps troublés, en faisaient la ville la plus importante de l’Empire après Altdorf. Mordheim fut également un lieu d’étude réputé pour l’enseignement de l’ingénierie du bâtiment, du commerce et possédant une splendide bibliothèque et plusieurs musées.

Mordheim était la capitale provinciale de l’Ostermark et la plus grande, la plus belle ville de toute la partie méridionale de l’Empire. La province elle-même fut dirigée par la noble et honorée famille Steinhardt, dont le comte avait son palais dans le quartier le plus riche de la ville. La lignée des Steinhardt descend des fiers Unberogens, qui régnaient sur l’Ostermark depuis l’époque de Sigmar. Les Comtes Steinhardts firent leurs preuves maintes fois sur les champs de batailles, repoussant les infâmes Peaux-Vertes, chassant les immondes hommes-bêtes et matant rapidement les insurrections et révoltes déloyales, courantes en cette époque troublée.

La province d’Ostermark a toujours été faiblement peuplée. C’est une terre morne, peu propice aux divertissements et trop pauvre pour la culture. Le principal soutien de la puissance politique se trouvait par conséquent dans les murs robustes de Mordheim avec sa puissance militaire et son commerce propice. Ici, les nobles familles de l’Empire pouvaient régner loin de leurs vastes terres où leurs dévoués et laborieux paysans travaillaient durement, ne se préoccupant que peu de savoir où était leurs suzerains.

En l’année 1979, l’Empire était une terre divisée et sans chef. Le Grand Théogoniste de Sigmar avait refusé de couronner de la Comtesse Magritta de Marienburg. Les Comtes Électeurs se divisaient et la guerre civile éclatait pour durer des années, faisant de l’Empire une terre morcelée et divisée. C’était une époque bien sombre et tragique pour l’Empire mais Mordheim, appuyée par les guildes marchandes de Marienburg et la Comtesse Margritta, continuait à prospérer. Alors qu’approchait le désastre, ce fut peut-être la honte de la trahison qui fit que le dernier membre des Steinhardt se boucla dans son palais, refusant même de tenter de calmer l’anarchie qui régnait alors. Le comte Amadeus, en revanche, se pavanait dans des fêtes somptueuses tandis que ses camarades s’entretuaient et que la guerre et la peste ravageaient la terre.

On sait que Mordheim prospéra grâce à la misère du monde, les négociants s’enrichissant en vendant des produits plus que nécessaires à des prix exorbitants, la misère et la famine touchant une grande majorité de la population. De nombreux rituels ténébreux furent pratiqués par les nobles décadents de la ville, les Nécromants et Sorciers apparaissant de plus en plus fréquemment, exerçant leurs pratiques maléfiques sans retenue. Les pauvres se joignaient à ces nouveaux maîtres ténébreux pour tenter vainement d’échapper à leurs vies amères de servitude. De tels actes finirent par provoquer la colère des dieux. En l’année 1999, le marteau de Sigmar s’abattit sur la ville sous la forme d’une comète à deux queues pendant que le peuple fêtait joyeusement des divinités maléfiques et païennes. Seules les pieuses Soeurs de Sigmar réchappèrent à la déflagration qui dévasta la ville en se réfugiant dans la prière à l’intérieur de leur abbaye solide comme le roc. De ce jour, il ne reste plus que des ruines carbonisées et hantées de la ville qui est maintenant nommée Mordheim, la cité des damnés.

L’Empire en flammes

Cela fait presque vingt siècles que Sigmar Heldenhammer a débarrassé nos terres des hordes monstrueuses qui y vivaient, fondant ainsi l’Empire, le plus grand des royaumes humains. A présent, nos esprits se tournent à nouveau vers Sigmar, le Dieu des Batailles, Sigmar, le Père des Hommes, tandis que le millénaire touche à sa fin et que le temps de son retour approche. Dans tous les temples du pays, les foules se rassemblent pour entendre les nombreux et merveilleux événements qui vont sûrement se produire lors du retour du Dieu Vivant vers son peuple.
- Les Chroniques d’Ostermark – entrée pour l’an 1999


Nous sommes à la fin de l’an 1999 et l’Empire est en flammes. La terre de Sigmar est tombée aux mains des traîtres et des agitateurs. Des tensions et des rivalités séculaires ont refait surface, affaiblissant la nation et propageant le trouble dans les esprits. Durant des siècles, les Comtes Électeurs se sont affrontés pour s’approprier le trône impérial et leurs incessantes guerres ont rendu impossible la bonne administration des provinces. La famine menace les confins de l’Empire et partout gronde le vent de la révolte.

A présent, trois nobles ambitieux et sans scrupules se sont auto-proclamés Empereur de plein droit. Ce sont les comtes de Marienburg, de Middenheim et du Talabecland, et aucun d’entre eux n’est disposé à renoncer à ses prétentions. Aussi leurs armées parcourent-elles le pays et leurs hommes s’affrontent-ils en une lutte fratricide.

Pour le peuple de l’Empire désorienté, la fin du monde semble proche. Des centaines de cultes rédemptoristes ont vu le jour et des Flagellants au regard exalté arpentent les routes en prêchant l’avènement de la destruction finale. Menés par un forcené du nom de Johan Cabal, tous ces fanatiques mystico-religieux représentent désormais une force avec laquelle il faut compter.

Alors que le pouvoir des Comtes Électeurs s’épuise dans un combat aussi vain que sanglant, les bourgeois nantis voient peu à peu leur influence s’entendre. La Guilde des Marchands rivalise désormais de puissance et d’influence avec l’aristocratie et les grandes villes prospèrent sous la direction éclairée des Burgomeisters, élus parmi les classes aisées de la société mercantile. Depuis peu, la guilde recrute même ses propres troupes franches.

En ces temps de grand péril, les gens se tournent alors vers leur dernier espoir : le culte de Sigmar connaît une recrudescence sans précédent tandis que la foule se presse aux offices des temples. Mais même les fidèles de Sigmar n’échappent pas au danger. En dépit des anciennes lois, les Magiciens et les Nécromants se font toujours plus nombreux en ces temps troublés. Bien que les Répurgateurs traquent sans pitié les adeptes des pratiques illicites, la Magie et la sorcellerie continuent à prospérer au cœur même de l’Empire.

Mais alors que le peuple accourt en masse vers les autels de Sigmar, les dieux obscurs voient également leur puissance s’accroître. De plus en plus d’égarés se tournent vers les vieilles divinités du Chaos qui travaillent depuis toujours à la destruction de l’humanité. De jeunes enfants sont régulièrement enlevés dans les rues pour servir de sacrifices humains lors des cérémonies impies auxquelles se livrent les adorateurs du Chaos. C’est une sinistre époque et les augures sont on ne peut plus sinistres…

Plus que jamais en cette fin de la dernière année du dernier siècle du second millénaire, la présence du Père des Hommes fais gravement défaut. Car l’Empire, jadis aussi puissant militairement que fort spirituellement, n’est plus qu’un royaume ravagé par la guerre et affaiblit par la corruption. Nul Empereur ne règne en cette sombre période, et l’Empire est morcelé en plusieurs contrée, de l’Ostermark dans le nord glacial au Wissenland dans le sud lointain, et de Marienburg sur la côte ouest à la Sylvanie qui s’étend à l’ombre des Montagnes du Bord du Monde. Chaque seigneur affronte frères et voisins, tandis que les grands de l’Empire se dispute la couronne, laissant les mains libres aux bandits et aux voleurs.

Nul ne souffre autant que les pauvres, et il n’est point étonnant qu’ils sombrent dans l’errance, la boisson et toutes sortes de vices. Ils mènent une vie misérable, tués par le feu et l’épée, écrasés par le poids des impôts et dépouillés par les marchands obèses qui profitent de l’anarchie pour s’enrichir d’avantage.

C’est dans la cité de Mordheim, dans la province d’Ostermark, le premier jour de l’année 1999 de l’ère de Sigmar que la Prophétesse des Sœurs de Sigmar a observé le signe tant attendu pour la première fois dans le ciel nocturne, ainsi que le prédisait le prophète Macadamnus de Greill plus de cinq cent ans plus tôt en écrivant :

Dans la cité de ses sœurs il nous
Reviendra sur des ailes de feu.
Sur son trône il régnera pour l’éternité,
Epargné par la corruption de la chair.
Ceux qui s’y rassembleront pour l’attendre
Ne connaîtront pas la mort.
Et les seigneurs du nord dirigeront
Ensembles les nations du monde.
- Les Versets de Macadamnus - Verset CXXVI

Il était devenu clair que la cité que la cité mentionnée n’était autre que la cité de Mordheim. Elle abritait le Saint Ordre des Sœurs de Sigmar, les "sœurs" de la prophétie, tout en étant situé à l’extrême nord de l’Empire. Quant aux "ailes de feu", tout le monde pouvait les voir. Haut dans le ciel nocturne brillait le symbole sacré de Sigmar, la comète à double queue, dont l’apparition deux milles ans auparavant avait annoncé sa naissance. Nuit après nuit, la brillance de la comète s’accentuait. Jour après jour, le peuple se pressait vers Mordheim tandis que la nouvelle de l’arrivée imminente de Sigmar sur des ailes de feu se répandait à travers l’Empire.

Alors que s’achevait la dernière année du vingtième siècle, la comète gonfla au point de chasser la nuit des rues de Mordheim. Ses feux brûlaient dans le ciel si bien que le soleil lui-même semblait terne et froid en comparaison. Sous la prodigieuse sphère, le peuple de Mordheim sembla oublier toute retenue et se laissa aller à une fête aussi gargantuesque que dépravée. Qui sait combien d’âmes s’étaient entassées dans la cité ? Des centaines de millier étaient venues de tout l’Empire, si bien que la moindre ruelle du moindre quartier résonnait sans discontinuer de joyeuses musiques. Hors des murs de la cité, les nouveaux arrivants se bousculaient et dansaient. Nul ne cherchait à se reposer ou à s’abriter lors de ces journées sans nuit : tous dansaient, chantaient, buvaient et s’abandonnaient à des plaisirs indécents. Plus tard, certains dirent que des démons étaient sortis des ombres pour se mêler aux festivités et batifoler avec hommes et femmes. Mais qui peut affirmer une telle chose avec certitude, tant l’horreur de cette époque a obscurci les esprits :

Ainsi furent rassemblés tous les péchés
Humains dans Mordheim, à la veille de sa
Destruction, comme un furoncle concentre
Les poisons du corps pour être incisé par
Le scalpel du chirurgien.
- Bernhardt hal - Répurgateur Général

Ce ne fut pas Sigmar mais son jugement qui tomba sur la cité de Mordheim au premier instant du premier jour de la nouvelle ère. Tandis que la cavalcade de perversion culminait, le Marteau de Sigmar s’abattit en mettant fin à la vie de chaque homme, femme et enfant dans la cité . Dans une explosion dix mille fois plus forte que le tonnerre, le sol sembla se soulever à la rencontre du feu, abattant les bâtiments, brisant les murs et soufflant les arbres. Dans la lointaine Altdorf, les temples tremblèrent en laissant choir des débris de maçonnerie dans les rues adjacentes. Au-delà des frontières de l’Empire, des murs des forteresses souterraines naines, qui tenaient depuis des générations, se fissurèrent.

Mordheim n’était plus que ruines carbonisées. Pourtant, parmi la foule massée à l’extérieur de la cité, car cette dernière était si bondée que tous n’avaient pas pu y entrer, quelques rares individus survécurent. Ils s’enfuirent aussi loin que possible en apportant la nouvelle de la punition divine de Sigmar dans tout l’Empire, mais la mort les rattrapa : beaucoup succombèrent ensuite aux mutations qui déformèrent et tordirent leur corps, et aux tortures mentales que leurs souvenirs leur infligeaient.

Un nuage de fumée noire recouvrit les
Ruines sept jours et sept nuits durant, et
Une grande fournaise brûla comme un
Charbon ardent sorti des enfers.
- Les Chroniques d’Ostermark - entrée pour l’an 2000

Des vapeurs tourbillonnantes obscurcirent la cité pendant plusieurs jours après sa destruction. Elles émanaient d’une étrange lueur verte si brûlante que nul ne pouvait l’approcher, mais finirent par se dissiper tandis que refroidissaient les ruines. Quelques dépossédés revinrent ensuite en quête d’objets de valeur abandonnés ou de trésors similaires qui auraient survécu à la colère de Sigmar.

Au cours de la nouvelle année, d’étranges histoires commencèrent à circuler à propos d’une pierre magique découverte dans les ruines : un minéral noir et luisant capable d’accomplir des miracles. D’autres pierres furent rapidement découvertes, de tailles et de formes diverses, toutes supposées détenir des pouvoirs extraordinaires. D’après ces fables, elles redonnaient la vue aux aveugles, soignaient les malades, faisaient pousser les arbres en un jour, et permettaient aux morts de marcher et de parler.

Mais surtout, du plomb fut transformé en or : un miracle accompli pour le compte de Siegfried, Comte Électeur de Reikland, par son alchimiste personnel Vaun Hoffman. La rumeur de cette découverte se répandit comme une traînée de poudre à travers l’Empire et le Vieux Monde, et toutes sortes d’hommes ne tardèrent pas à affluer dans les ruines de Mordheim en quête de cette fameuse pierre magique.

C’est ainsi que les ruines de Mordheim attirèrent l’attention des seigneurs de l’Empire et de bien d’autres, car puissance et fortune étaient à prendre ! Certains désiraient amasser de l’or pour payer leurs armées et satisfaire leurs ambitions impériales, d’autres convoitaient le pouvoir magique, et d’autres encore étaient simplement cupides ou mus par des raisons plus sinistres que des hommes loyaux et bons pourraient à peine imaginer.

On entendit ensuite parler de monstres rôdant dans les ruines, des rats géants de la taille d’un homme, des morts vivants, des démons et des créatures mutantes. Il n’en sera pas dit davantage pour le moment, mais tous vinrent à Mordheim avec leurs rêves, ignorant que de leurs actions allait dépendre le destin du monde.

Au septième coup de la cloche
Des sept Empereurs,
Le ciel, la terre
Et l’enfer seront mêlés.
Lorsque brûlera
Le pays de Sigmar,
Ensemble marcheront
Morts, démons, bêtes et hommes.
- Les Versets de Macadamnus - Verset CCXXI

La Cité des Damnés

Toute autorité avait disparu durant les années de folie précédant la destruction de Mordheim, et la misère qui affligeait l’Ostermark s’aggrava encore. Le peuple déserta les campagnes pour s’entasser en ville, les forgerons abandonnèrent leurs forges, et même les marchands et les usuriers renoncèrent au commerce. Ainsi, avant même la dévastation, l’Ostermark sombrait dans l’anarchie, tandis que son souverain, le Comte Steinhardt, avait depuis longtemps succombé aux plaisirs dépravés qui devaient se généraliser lors des derniers jours. Lui et la plupart des nobles périrent par le feu purificateur de Sigmar, et bien peu hélas pleurèrent la disparition de la longue et jusque-là honorable lignée des Steinhardt.


Ils viennent à Mordheim

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Le pays d’Ostermark n’existe plus que sur les cartes. Ses terres négligées et dévastées sont infestées de pillards sauvages. Des armées étrangères foulent son territoire sans permission, et la poignée d’honnêtes hommes qui y reste est la proie constante des bandits et autres voleurs en maraude. Pourtant, les hommes viennent en Ostermark, ils affluent même de tout l’Empire comme des charognards autour d’un cadavre, attirés par la mystérieuse pierre magique, que ses pouvoirs rendent infiniment plus précieuse que l’or. Mais si mirobolants que puissent être les gains, et si rapidement que vienne la fortune, les dangers demeurent plus grands encore.

Les premiers chasseurs de trésors à s’aventurer dans Mordheim étaient imprudents, souvent seuls ou à deux, car ils n’imaginaient pas quelles horreurs rôdaient dans les sinistres ruines de la cité. Beaucoup disparurent sans laisser de traces. D’autres revinrent mutilés dans leur chair ou dans leur âme, délirant à propos de créatures bestiales et inhumaines. Certains mentionnaient sans cesse les démons et les créatures de la Fosse, et quelques-uns uns revenaient des ruines les mains vides en riant comme des fous, et rient encore maintenant. Bientôt, seuls les plus téméraires pénétrèrent seuls dans la cité des damnés. Les chasseurs de trésors préfèrent maintenant s’unir en petits groupes armés, ou bandes, pour plus de sécurité.

Les monstres n’étaient pas les seuls responsables de la mort de si nombreux aventuriers. L’air même de Mordheim s’est en effet avéré néfaste pour ceux qui l’ont respiré trop longtemps. Même la pierre magique tant recherchée fut la perte de plus d’un, car sa puissance magique brute pouvait brûler la chair et causer d’horribles changements du corps et de l’esprit. Beaucoup de ceux qui entrèrent dans Mordheim comme camarades furent poussés à la discorde et au meurtre par les vapeurs contenues dans l’atmosphère et l’énergie émanant de la pierre magique. D’autres n’avaient besoin d’aucune influence maligne pour se retourner contre leurs compagnons, la seule découverte d’une pierre de valeur suffisant à ce que la cupidité prenne le pas sur la loyauté. D’autres encore revinrent apparemment sains et saufs, mais tombèrent malades et moururent, ou développèrent des difformités si atroces que leurs camarades durent les abandonner ou les achever pour leur épargner l’humiliation suprême.

« Passer entre les gargouilles qui gardent la porte de cet endroit, c’est passer les portes de la mort ! »
- Dernières Paroles d’un Aventurier Inconnu


Ils établissent leur campement

En raison de la pestilence régnant entre ses murs, de nombreuses colonies de tentes délabrées et autres camps rudimentaires, semblable à ce que bâtiraient des chasseurs pour passer une semaine dans les montagnes, sont apparus tout autour de la cité. Ces camps sont séparés les uns des autres à cause de la rivalité entre les habitants des différentes contrées, et de rudimentaires fortifications ont été élevées pour repousser les attaques des voisins. Certains, tel le Havre de Sigmar, restent relativement sûrs malgré l’anarchie car des gardes sont payés pour y maintenir l’ordre. Ceux-là possèdent même une place du marché pour les armuriers et autres camelots aux marchandises hors de prix. D’autres, comme le Bourg des Coupe-gorge, ne sont que des repaires de meurtriers où les mutants vont librement et où des hommes encapuchonnés apportent des cadavres aux nécromanciens en échange d’or souillé.

Ces refuges, si vils soient-ils, sont relativement sûrs en comparaison des ruines de Mordheim elle-même, qui sanctionne par la mort ou pire la moindre pause d’une petite heure. Les groupes d’hommes qui osent s’y aventurer sont soit des braves, soit des fous désespérés, et les guerriers mercenaires trouvent rapidement du travail parmi ceux qui franchissent chaque jour les portes de Mordheim. Cependant, une fois de l’autre côté, plus aucune loi humaine ne s’applique. On y mutile et on y tue en toute liberté, si bien que le moindre rival devient un ennemi mortel. Des hommes qui jouaient aux dés en trinquant ensemble la veille peuvent s’entre-tuer au petit matin. Ainsi vont les choses à Mordheim, où la seule règle consiste à tuer pour ne pas être tué, et où seuls les plus forts peuvent survivre pour remporter la plus grande de toutes les récompenses.


Ils recherchent un grand pouvoir

Nul Empereur ne règne sur l’Empire, et nul ne l’a fait sans contestation depuis plus de quatre siècles. Pourtant, certains Comte Electeur coifferaient volontiers la couronne s’ils disposaient de la puissance nécessaire pour s’imposer à leurs voisins. Selon l’ancienne tradition, les souverains de chaques contrée, les Electeurs, votent pour élire celui d’entre eux qui sera sacré Empereur, si bien que chaque candidat doit rechercher le soutient de ses pairs pour obtenir la majorité. D’autres puissances, bien qu’inéligibles pour la couronne, sont également électrices et doivent de même être courtisées tant leur influence est grande. Parmi ces dernières, le Grand Théogoniste de Sigmar est incontournable, car les temples de son dieu s’élèvent dans tout l’Empire.

La découverte de la pierre magique à Mordheim a semé la confusion, car elle offre enfin la possibilité de départager les candidats rivaux. Les comtes électeurs ont donc tous engagés des mercenaires pour récupérer autant de pierre magique que possible. Les souverains de Reikland, de Middenland et de Sylvanie sont ceux qui se disputent le plus âprement le trône, tandis que Dame Magritta, élue par les contrées mineures et favorites des guildes de marchands, a été disqualifiée par le Grand Théogoniste sous prétexte que nulle femme ne peut porter la couronne de Sigmar. C’est ainsi que les regards de ces grands rivaux se tournent vers Mordheim et sa fabuleuse pierre magique, qui possède le pouvoir de transformer les métaux vils en or.

« Qui règne en Ostermark ? Nul n’y est seigneur, car chaque roturier est prince dans un pays où la puissance est à la portée du bandit comme du noble et de la bête. »
- Les Chroniques d’Ostermark – entrée pour le solstice d’été de l’an 2000

Mais les comtes ne sont pas seuls dans la course au pouvoir. L’anarchie afflige l’Empire depuis des siècles, et l’influence des marchands et des temples est devenue immense. A Marienburg, le plus grand et le plus fréquenté des ports du Vieux Monde, les marchands ont prospéré mieux que partout ailleurs, et certains bourgeois de cette cité sont désormais plus puissants que bien des nobles. Les plus influents de tous sont les Libres Marchands, une société secrète comprenant les marchands les plus riches, dont l’ambition est de placer Dame Magritta de Marienburg sur le trône de l’Empire. Les citoyens de la ville de Marienburg sont célèbres pour leurs vêtements élégants, leur goût pour les bijoux et leurs manières distinguées, dont beaucoup se gaussent en les appelants des fats. En vérité, nombreux sont ceux qui envient la richesse et la sécurité de Marienburg en ces temps difficiles, car si la puissance des comtes a décliné, celle des guildes marchandes s’est accrue d’autant. A présent, de nombreux riches roturiers aimeraient renverser l’ancien système politique pour mettre en place une assemblée, qui donnerait aux marchands le pouvoir correspondant à leur richesse.

Le mécontentement général est tel que certains bourgeois recherchent le pouvoir par les moyens les plus infâmes. Ils se tournent vers la sorcellerie, le plus noir des arts, que tous s’accordent à considérer comme l’incarnation du mal et dont la pratique est depuis longtemps punie de mort sous la torture. Bien que peu osent en parler, la présence de sorciers dans l’Empire est notoire, comme les cultes secrets qu’ils vouent aux dieux noirs et les cadavres qu’ils dérobent dans les cimetières. Ces agents de la corruption invoquent des démons pour les servir tandis que les nécromanciens envoient des morts vivants tuer et coller pendant la nuit. On dit à pré sent que les sorciers se montrent ouvertement dans la cité des damnés, et qu’ils y recherchent la même pierre magique capable de démultiplier la puissance de leur sorcellerie. C’est pourquoi les Templiers de Sigmar viennent à Mordheim dans leurs chariots chargés de cages, de braseros, de fers et d’instruments de torture, pour accomplir leur devoir là où le besoin s’en fait le plus sentir. Ce sont les Répurgateurs, comme les appellent ceux qui les craignent et les haïssent, et comme ils se nomment eux-mêmes, car ils tirent une grande fierté de la persécution des hérétiques.

« Les cendres graisseuses et les restes de bûchers funéraires s’étendaient à perte de vue sur la place, et la fumée envahissait les rues. Nous en gardâmes la puanteur en bouche pendant des jours. »
- Journal de Selestian Bran

Derrière les Répurgateurs se trouve la plus grande autorité spirituelle de l’Empire, le Grand Théogoniste de Sigmar . Lui aussi rêve de pouvoir, et on dit qu’il convoite secrètement pour lui-même la couronne qu’il a refusé à Magritta de Marienburg. La destruction de Mordheim a engendré une atmosphère de terreur religieuse, car qui peut nier que le temps du jugement de Sigmar est arrivé et que son peuple s’est avéré fautif ? Depuis le nouvel an, la foule se presse dans les lieux saints pour y faire la paix avec son dieu et accepter sa punition. De nombreux suppliants ont légué tous leurs biens aux temples pour prendre la route en pénitence. Ainsi, de grands cortèges de mendiants dépenaillés parcourent le pays en se flagellant pour expier les péchés de tous les hommes. A présent, le Grand Théogoniste a envoyé ses chasseurs de sorcières à Mordheim pour en extirper le mal qui s’y est logé, mais aussi, dit-on, pour lui ramener de la pierre magique.

« Triomphe le frère du démon noir, »
« Tandis que s’attablent les charognards. »
« Cupidité, ambition, malice et haine, »
« Se pressent vers le portail ardent. »
« Qui porte la couronne de Sigmar, »
« Demain perdra le trône. »
- Prophétie de Cassandora – Prophétesse des Sœurs de Sigmar

Les Bandes de Mordheim

Des hommes venus de tout l’Empire habitent les campements miteux qui entourent Mordheim, des hommes de Middenheim et de la cité d’Ulric, de Marienburg sur la côte ouest, de Sylvanie et de Wissenland, et de tous les pays qui les séparent. Certains viennent pour leurs propres raisons obscures, mais l’écrasante majorité ne vient que pour faire fortune. Ces aventuriers mercenaires sont pour la plupart engagés par les souverains de Middenheim, de Marienburg et de Reikland, qui convoitent tous trois le trône et sont de loin les plus riches et les plus ambitieux. En vérité, la rivalité entre ces trois comtes est si grande qu’il est rare de voir leurs hommes camper ensemble, et que l’on n’a jamais vu ces guerriers d’origines différentes combattre en bande les uns aux côtés des autres.

Des autres prétendants au trône, le souverain de Sylvanie, le comte Vlad von Carstein, est le plus puissant, mais sa réputation est si terrible que peu acceptent son or. On dit qu’il se livre aux plus abominables des hérésies en buvant du sang humain et en usant de nécromancie pour ressusciter les morts. Ses serviteurs, étranges et perfides, explorent eux aussi les ruines de la Cité des Damnés, bien qu’ils restent dans l’ombre en évitant la lumière du jour. Peu de gens suspectent la véritable nature de von Carstein, sauf peut-être les Répurgateurs qui soupçonnent tout, et il reste pour le moment un prétendant de plus au trône de Sigmar.

Qui sait quelles ambitions nourrit le Grand Théogoniste de Sigmar ? Il a refusé la couronne à Dame Magritta de Marienburg, s’aliénant ainsi les guildes marchandes, et surtout les Libres Marchands de Marienburg dont les membres occupent des positions importantes dans l’Empire. En proclamant une sainte croisade contre les mutants et les sorciers, le Grand Théogoniste a envoyé l’Ordre des Templiers, communément appelés les Répurgateurs, explorer Mordheim à la recherche de pierre magique. Il prêche la Rédemption, la vengeance de Sigmar et l’amour du temple, mais beaucoup pense qu’il recherche un pouvoir plus matériel que spirituel.

Et que dire des ambitions contrariées des Libres Marchands et de tous ceux pour qui l’ancien système et ses coutumes sont des chaînes qui les entravent ? Beaucoup se sont tournés vers les cultes secrets des dieux noirs, dont l’adoration constitue la pire des hérésies, et vers la sorcellerie contre nature qui touche au Chaos lui-même. Leurs ambitions les amènent secrètement à Mordheim où ils prospectent la pierre magique. Là, ils se sont trouvé un chef, un Empereur Noir, dont nul ne peut dire s’il est homme ou démon. Il se nomme le Seigneur des Ombres, Maître des Possédés, et habite la Fosse de Mordheim, au fond du cratère où les feux de la colère de Sigmar brûlent encore et dont les fissures béantes crachent de nauséabondes vapeurs. De ce royaume sortent des créatures démoniaques, difformes et maléfiques, à l’aspect hideux et à la force démesurée qui infestent les ruines de la Cité des Damnés.

Que dire encore des Sœurs de Sigmar, ces anciennes ennemies de l’Ordre des Templiers qui nie la légitimité des femmes dans le clergé de Sigmar ? Stricts, intraitables et sourd à toute raison, les Répurgateurs accusent ouvertement les sœurs d’hérésie et d’offense à Sigmar. Mais les sœurs ne sont pas sa défense, elles comptent parmi elles les filles des plus nobles maisons de l’Empire. Leurs couvents donnent ainsi asiles à celles qui auraient autrement été une gêne ou un problème pour leurs familles. Ces deux organisations affiliées à Sigmar peuvent combattre côte à côte dans Mordheim, mais restent des ennemis jurés, car leur rivalité implacable est de nature religieuse, et nulle parole d’apaisement ou de pardon ne saurait y mettre fin.

Les Sœurs de Sigmar occupent une position unique à Mordheim. Leur couvent, le Temple du Roc de Sigmar, repose sur une grande île rocheuse dressée au centre du fleuve Stir qui traverse la ville et la divise en deux. Bien que la destruction de Mordheim ait laissé quelques bâtiments debout, c’est un véritable miracle que le temple et ses occupants aient survécu intacts. En effet, tandis que tous autour d’elles sombraient dans l’égarement et la dépravation, les sœurs n’oublièrent pas de prier Sigmar, échappant ainsi à sa sentence : c’est en tout cas ce qu’elles prétendent, car il n’y a certes personne qui pourrait témoigner du contraire. Les Répurgateurs ne croient pourtant pas cette piété salvatrice, et clament que les sœurs ont scellé un pacte démoniaque en livrant Mordheim à la destruction tout en y échappant elles-mêmes. Aujourd’hui encore, les sœurs semblent avoir la bénédiction de Sigmar, ou d’une puissance infernale, car la grande hauteur de leur refuge les élèvent au-dessus des vapeurs empoisonnées et les en préserve.

Il reste les autres habitants de Mordheim, les mutilés et les monstrueux, les mutants et les démons. D’où sortent-ils et pourquoi sont-ils ici ? Cela reste pour l’instant un mystère, même si la lumière finit toujours par être faite. Les étranges créatures-rats qui fouinent dans les ruines seront pour le moment oubliées, comme aimerait pouvoir le faire plus d’un courageux aventurier mercenaire. Ces dernière gardent leur histoire pour elles-mêmes, et la plupart des hommes préfèrent nier leur existence, ou les mettre dans le même sac que les autres monstruosités qui sont monnaie courantes dans la Cité des Damnés.

Voici donc les principaux acteurs sur cette scène de destruction :

Francs-Tireurs

Les francs-tireurs sont des mercenaires professionnels que l’on trouve dans les tavernes des campements qui entourent la cité de Mordheim. Ces guerriers qui ne font partie d’aucune bande particulière, mais vendent leurs services au plus offrant.

Gladiateur

Les gladiateurs sont des hommes qui gagnent leur vie dans les arènes clandestines de l’Empire, notamment dans des lieux tels que le Bourg des Coupe-gorge ou Noirefosse. Certains sont des hommes libres, mais la plupart sont des esclaves ou des prisonniers. Bien que les combats de gladiateurs soient interdits dans nombre de provinces, ils restent très populaires et les paris rapportent beaucoup. Les autorités ferment donc les yeux sur ces tournois sanglants. Lorsqu’ils ne sont pas dans les arènes, les gladiateurs vendent leurs services au plus offrant, et trouvent facilement preneur parmi les bandes qui partent explorer Mordheim. Les gladiateurs sont puissants et redoutables, et leurs armes uniques leur donnent l’avantage contre quasiment n’importe qui.

Ogre

Les Ogres sont de grandes brutes de trois mètres de haut toutes en muscles et en os, et ils sont très demandés comme gardes du corps et mercenaires malgré leur faible intelligence. Une bande assistée d’un ogre constitue un formidable ennemi, car ces monstres sont d’excellents combattants, vraiment terrifiants lorsqu’ils sont enragés. Ils se moquent de savoir pour qui ils se battent et acceptent de traiter avec tous les employeurs.

Halfling

Les Halflings sont de petits humanoïdes qui se soucient en général plus de leur prochain repas que des affaires militaires. Leur taille varie de 90cm à 120cm, ils ne sont ni forts, ni endurants, mais ont un don pour le tir et savent rester calmes face au danger. Les Halflings les plus aventureux sont très demandés par les bandes de mercenaires tant ils font de bons archers et d’excellents cuisiniers.

Mage

Sorciers, chamanes, mystiques et bien d’autres noms désignent les hommes capables de manipuler la magie. Celle-ci, quelle qu’elle soit, comporte toujours un risque car elle provient du Chaos. Ceux qui possèdent le don (ou la malédiction) de la sorcellerie sont donc haïs et redoutés. Néanmoins, un sorcier trouve toujours aisément des employeurs prêts à risquer la persécution. Pourtant, engager un mage ne signifie pas seulement perdre de l’or : si l’on en croit les enseignements du Culte de Sigmar, on risque aussi son âme.

Chevalier Solitaire

A l’instar des guerriers de basse extraction, des écuyers ou des nobles vendent leurs services et deviennent des chevaliers solitaires. Ces derniers sont souvent les fils cadets de nobles qui n’ont eu pour tout héritage que leurs armes, leur armure et un cheval. C’est sans illusion qu’ils ont suivi la seule voie qui s’offrait à eux : celle de mercenaire. Les considérations financières prennent, chez eux, le pas sur l’honneur et la chevalerie. De nombreux chevaliers solitaires ont échoué dans les semblants de villes qui entourent Mordheim et mettent leur force considérable au service du plus offrant.

Eclaireur Elfe

Les Elfes sont un peuple merveilleux : agiles, grands, magnifiques et magiques. Souvent, les humains les redoutent et ne leur font pas confiance, bien que certains vivent dans les cités des hommes et offrent leurs services comme ménestrels et comme archers contre une coquette somme. Les Elfes sont chaque année plus rare dans le Vieux Monde, mais on en trouve encore sillonnant la forêt de Drakwald et la forêt des Ombres. Ils tendent à éviter les ruines de Mordheim, car rien ne les y attire, mais ils sont parfois engagés par des chasseurs de trésors. Peu d’hommes peuvent égaler leur adresse au tir, sans parler de leur vitesse et de leur agilité extraordinaires. Les sens d’un Elfe sont bien plus aiguisés que ceux d’un humain et ils font d’excellents éclaireurs.

Tueur de trolls Nain

Les Tueurs de Trolls sont les membres d’un culte Nain morbide, dont les adeptes sont obsédés par la quête d’une mort honorable au combat. Les Nains coupables de crimes impardonnables ou déshonorés de manière irréversible abandonnent leurs foyers pour aller chercher la mort en combattant les ennemis de leur peuple. Les Tueurs de Trolls sont des fous dangereux extrêmement violents. Ils ont cependant peu d’égaux au combat et sont des guerriers très demandés. Connus sous le nom de "Haches à louer", les Tueurs de Trolls qui viennent à Mordheim trouvent de multiples opportunités d’accomplir leur vœu de mort.

Dramatis Personae

Il existe aussi d’étranges et (souvent tristement) célèbres personnages qui hantent Mordheim et les communautés alentours. À l’occasion, ces guerriers se joignent à une bande pour de la pierre magique ou un sac d’or. Cette liste ne donne pas, loin s’en faut, la liste de tous les guerriers célèbres et tueurs professionnels qui se trouvent dans Mordheim. Il y a des célèbres chasseurs de trésors Nains, des bourgmestres des guildes de marchands, Théodore le tireur d’élite de Hochland, et tant d’autres…


Addenda

  • Lorsqu’il se rendit compte que, malgré son corps de "mortel", il ne pouvait pourtant pas quitter la Fosse et que ses plans pour s’approprier la Couronne de Domination était voué à l’échec, Be’lakor replongea dans la folie dont il ne sortit que lors du couronnement d’Asavar Kul et la Grande Guerre Contre le Chaos.
  • Les tendances révisionnistes et franchement misogyne du Grand Théogoniste inscrivirent à l’histoire que c’était la présence du couvent des Sœurs de Sigmar qui avait suscité le courroux du Saint Patron de l’Empire. En vérité le couvent était le seul à avoir échappé à la fureur des cieux, mais peu de personnes avaient la volonté ou le pouvoir de contredire le Grand Théogoniste. De ce fait, les femmes furent bannies des ordres des représentants de Sigmar. Un interdit qui ne s’est quelque peu assouplit que très récemment et on peut à nouveau voir quelques femmes porter les habits de Prêtre-Guerrier.
  • Mordheim fut rasée sur l’ordre du Grand Théogoniste quelques année plus tard, par des chevaliers issue de différents Ordres. C’est aujourd’hui encore, 500 ans plus tard, un lieu soigneusement évité par tout les individus saint d’esprit. Nul n’y vit plus et rares sont ceux qui y pénètrent de leur plein gré. La corruption de Mordheim s’est même répandue dans les bois qui entourent la ville. Les habitants du cru jurent qu’ils y entendent des cris à la nuit tombée, et que quiconque y entre en ressort fou et transformé… si tant est qu’il en ressorte.

Sources