Miragliano

De La Bibliothèque Impériale

Miragliano est un bastion contre les Skavens. À cause de sa proximité avec les Marais Putrides, qui regorgent de miasmes, Miragliano a souvent été victime d'épidémies au cours des siècles. La fièvre rouge de 1812 fut l'une des pires et faucha les trois quarts de la population de la cité. Une infestation de gros rats fut jugée responsable, et depuis lors la cité emploie des chasseurs de rats professionnels parmi ses troupes de mercenaires. Tout en exterminant les rats, les chasseurs de rats affrontent les Coureurs d'Égouts Skavens au cours de batailles souterraines. Personne ne sait exactement d'où viennent les Skavens, mais ils sont nombreux aux abords des Marais Putrides. Une prime importante est payée pour leurs têtes.

Depuis la fièvre rouge, des quartiers entiers de la ville on tété reconstruits par les princes de Miragliano. N'étant pas une colonie Elfe à l'origine, la ville se développa de manière empirique au cours des siècles. Les princes imposèrent graduellement un plan à la cité. Ce plan fut à l'origine dessiné par le grand Léonardo di Miragliano, alors employé par le prince Cosimo. De nombreux siècles furent nécessaires à son aboutissement. Chaque prince successif et de nombreuses familles marchandes sont contribué à l'embellissement de la cité avec des palazzi, des piazza, de beaux ponts et des sculptures.

Miragliano est bâtie sur des centaines de petites îles connectées par des canaux aux berges empierrées, la cité est ainsi découpée par plusieurs larges et élégants canaux et de nombreux autres plus étroits. La population les utilise comme des rues et des barques décorées naviguent sans cesse à travers la cité et sous ses nombreux ponts. Vers l'intérieur des terres le paysage est marécageux et déplaisant mais la cité elle-même est aérée et propre. L'approvisionnement en eau constitue cependant un problème, celle des canaux n'étant pas consommable car les cours d'eau qui se jettent dans les marais sont situés à plusieurs kilomètres en aval. Les habitants de Miragliano achètent donc de l'eau à des vendeurs qui sillonnent les canaux sur de petites barques.

Cependant, bien qu'ils contribuent au charme de la cité, les canaux fournissent évidemment des entrées de choix pour les agents Skavens. Afin de prévenir toute intrusion, les "portes des canaux", bloquées par d'énormes herses métalliques, sont gardées par les chasseurs de rats. Les défenses de Miragliano sont puissantes et tirent partie de la nature marécageuse de la région. Les douves sont très larges et les murailles spécialement étudiées pour optimiser l'efficacité de l'artillerie. Il s'agit de travaux réalisés par le génial Léonardo avant qu'il n'entre au service de l'Empereur de l'époque.

Miragliano est une grande cité de commerce dont les petits bateaux légers sont un véritable fléau pour les grandes nations de marchands. Les bateaux de Miragliano naviguent régulièrement jusqu'à des horizons aussi éloignés que le sont les mers du sud. Toutefois, le blocus imposé par les navires Magrittains dans la Mer Méridionale s'avère difficile à passer. Les Miraglianiens sont un peuple vigoureux et ambitieux. On trouve des marchands de la cité dans tous les coins du Vieux Monde, achetant des fourrures et de l'ambre à Erengrad, distribuant des marchandises du Vieux Monde à Marienburg, ou marchandant avec des commerçants Arabiens à Magritta.

Les princes de Miragliano ont toujours été des mécènes aussi bien pour la science que pour les arts. La proximité des passes montagneuses et jadis la menace de l'Empire et de la Bretonnie ont provoqué leur intérêt pour l'art de la guerre et des fortifications. Il n'est guère surprenant que Léonardo di Miragliano et Borgio "Casse-Murailles" aient commencé leur carrière dans cette cité. Les défenses de Miragliano comprennent plusieurs hautes tours qui furent construites afin de pouvoir voir très loin au-dessus du paysage plat. Hélas, à cause de la nature meuble du sol, la plupart penchent selon un angle invraisemblable. Malgré tout, grâce au talent exceptionnel des architectes (dont Léonardo faisait parti), elles ne s'écroulent pas.

En fait, Miragliano a même lancé une mode architecturale qui fut copiée dans d'autres cités, surtout Luccini dont les princes sont renommés pour leur grand sens de l'humour. A présent, chaque cité possède sa tour penchée, ou en désire une. Il n'y a qu'en Tilée qu'une pareille chose pouvait se produire ! Borgio dit un jour que les condamnés étaient beaucoup plus jolis pendus à une tour penchée. Il en savait quelque chose : il exécutait souvent une douzaine de ses ennemis à la fois, et on dit que leur poids a fait pencher un peu plus les tours pendant son règne !

Source

  • Livre d'Armée des Mercenaires V5