Furie

De La Bibliothèque Impériale
(Redirigé depuis Matriarches)
Les Furies ont trois spécialités : la mort, le malheur et le massacre, pour le Dieu à la Main Sanglante.
« Les Furies sont les vierges de Khaine, ses épouses terrestres qui le célèbrent lors de rites sanglants. La fragile et décadente apparence des vierges d’Ulthuan n’est rien en comparaison de l’enivrante beauté des Furies. Nombreux sont ceux qui sont prêt à mourir - et qui sont morts - pour pouvoir entrevoir un sourire sur les lèvres rouge sang de ces créatures. Ne convoitez point une Maibd, une Concubine de Khaine, car sa vie appartient déjà au Seigneur du Meurtre et c’est malheureusement un Dieu très jaloux qui déteste partager ses compagnes. Les Furies partent en guerre au côté des armées de notre noble Roi. Pour elles, le champ de bataille n’est qu’un nouveau temple de Khaine et les cris des mourants ne sont que des prières entonnées en l’honneur du Dieu à la Main Sanglante. Avant d’aller au combat, les Concubines de Khaine boivent des décoctions qui les plongent dans une frénésie meurtrière. Elles se jettent ensuite sur leurs ennemis pour leur prouver qu’il est vain de s’opposer aux Druchii. »
- Discours d’un précepteur à un jeune Elfe Noir


Les Elfes Noirs vénéraient autrefois la totalité du Panthéon Elfique, mais après la Déchirure, leurs prières n’allaient plus qu’à Khaela Mensha Khaine, le Seigneur du Meurtre, le Dieu à la Main Sanglante. Son culte est la religion prééminente des Druchii - bien qu’il existe des personnes vénérant secrètement un autre Dieu - et il est dirigé par les Grandes Matriarches, les maîtresses des Épouses de Khaine : les Furies, des combattantes fanatiques qui servent leur Dieu avec un plaisir sadique. Le Seigneur du Meurtre exige des sacrifices sanglants et douloureux, car c’est un Dieu de mort et de souffrance. Chaque cité Druchii compte au moins un temple lui étant dédié, et chaque Arche Noire abrite un de ses autels. Le plus important de ces temples se trouve à Har Ganeth, où des sacrifices sont accomplis nuit et jour.

Lors de leurs cérémonies, les Furies plongent dans une extase frénétique au cours de laquelle elles arrachent le cœur des captifs et le jettent dans des brasiers, peignent leur peau nue de runes sanglantes et décorent les autels de leur Dieu avec des os et des viscères. Au combat, elles sont encore pires : ce sont les plus cruelles des Elfes Noirs, et les plus sanguinaires. Elles manient des épées et des couteaux dont les lames sacrificielles dégoulinent de poisons infâmes et avec lesquelles elles tailladent les chairs de leurs ennemis pour abreuver leurs lames de sang. Ces guerrières incroyablement rapides et agiles traversent à toute vitesse le champ de bataille en laissant destruction et sang dans leur sillage, mais en contrepartie de leur rapidité, de leur agilité et de la beauté de leurs attaques sauvages, les Furies n’ont presque aucune défense, ce qui ne les gêne guère car elles ne craignent pas pour leur propre vie (après tout, elles servent un Dieu qui se moque d’où vient le sang versé). Avant la bataille, elles boivent du sang mélangé à des herbes toxiques qui les plongent dans une rage incontrôlable. À partir de ce moment-là, mieux vaut ne pas se trouver sur leur chemin car les Furies ne permettront à aucun obstacle de se dresser entre elles et leur récompense : verser du sang pour le Seigneur du Meurtre. Plus elles versent de sang, plus leur ferveur guerrière est grande. La frénésie des Furies augmente de pair avec les prouesses qu’elles peuvent accomplir au combat et une Furie au sommet de sa soif de sang peut enfoncer les défenses les plus puissantes.

Malgré cela, les Dynastes ne leur accordent qu’une confiance assez limité, car de complexes plans d’attaque mûris avec patience peuvent être subitement réduits à néant par la soif de sang des Furies, et les chroniques font état à plusieurs occasions d’incident où les Maibd auraient malencontreusement massacré un régiment d’Elfes Noirs qui se serait accidentellement retrouvé entre elles et l’ennemi. Les Furies cherchent à frapper rapidement et directement tout ce qui se trouve à portée de lame. La subtilité étant faiblesse et perte de temps, elles préfèrent le face-à-face… ou disons plutôt le face-à-ce-qu’il-reste-du-visage-de-l’ennemi. Elles peuvent aussi prendre un malin plaisir à torturer leurs victimes : même si leurs attaques semblent anodines (de simples entailles), leurs ennemis réaliseront rapidement - mais trop tard - que le poison qui coulent dans leurs veines ne leur laissera aucune chance de s’en sortir. Les atrocités qu’elles commettent sur le champ de bataille arrivent parfois à écœurer les Elfes Noirs, qui sont pourtant des spécialistes de la torture, du meurtre et de la souffrance infligée à autrui. En effet, lorsque la bataille commence, elles se jettent sur l’ennemi pour le massacrer dans un ouragan de lames et les malheureux qui ne succombant pas à leurs blessures sont rassemblés par les Furies après les combat, puis démembré au cours de célébrations de victoires, leur sang offert en libation reconnaissante au Dieu à la Main Sanglante.

  • Frénésie : Les Furies se moquent de leur propre sécurité, et ne vivent que de destruction et de violence aveugle, au nom de Khaine !

Les Matriarches

Trempées dans des préparations empoisonnées, les dagues sacrificielles des Furies lacèrent et déchirent.

Les Matriarches et les Grandes Matriarches sont initiées aux mystères du culte. Ce sont elles qui mélangent les décoctions plongeant leurs Furies dans la folie furieuse. Elles brandissent des armes antiques tirées des reliquaires du temple, et connaissent les noms secrets de leur Dieu capables de plonger l’ennemi dans la terreur ou de l’abattre par la simple force du mot. L’adresse de ces prêtresses a été affinée par des siècles de combat et leur soif de sang ne connait aucune limite. Au sommet de la hiérarchie du temple se trouve les Matriarches Suprêmes qui se baignent dans les Chaudrons de Sang pour régénérer leur force et leur beauté. Ce sont les élues du Dieu du Meurtre, et s’opposer à leur volonté, c’est s’opposer à la volonté du Dieu, ce qu’aucun Elfe Noir saint d’esprit n’oserait faire. Les plus vieilles d’entre elles - dont la doyenne est Hellebron - président au culte depuis des millénaires.

Les Vierges du Sang Ardent

Les Vierges du Sang Ardent sont un culte de Furies ne disposant pas de temples attitré. Elles préfèrent vénérer Khaine uniquement sur le champ de bataille, avec le sol rougi pour seul autel et le sang de leurs ennemis pour seule offrande. Elles ne cherchent pas à ramener des captifs vivants a Naggaroth, car elles estiment que le sang versé au combat, alors qu’il est encore bouillant, chargé de peur et de haine, est le mets favoris de Khaine. Dans la mesure où le Seigneur du Meurtre est aussi celui de la Souffrance, les Vierges du Sang Ardent appliquent un poison très rare sur leurs lames, une toxine qui fait littéralement bouillir le sang de leurs victimes. Le malheureux éraflé par pareille arme succombe dans d’atroce souffrance, son sang brûlant jaillissant littéralement de ses artères crevées.

Après la bataille, les Vierges du Sang Ardent se présentent devant leur Grande Matriarche une par une. Celle-ci examine alors la dévote, et si elle découvre qu’une trop grande quantité de sa peau n'a pas reçu l’offrande de Khaine - du sang - elle annonce que ces sacrifices sont inacceptables aux yeux du Dieu à la Main Sanglante. Dans une frénésie de repentance, la Furie fautive se lance alors à la recherche de nouvelle victimes à massacrer avec une ferveur renouvelée. Peu lui chaut que ces proies soient d’autres Elfes Noirs : seule la satisfaction de leur sombre maître importe aux Vierges du Sang Ardent.

Sources

  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V6
  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V7
  • Warhammer Online : Age of Reckoning