Hydre

De La Bibliothèque Impériale
« L’Hydre de Guerre est un monstre titanesque, une créature venue des sombres cavernes de l’Échine Noire. C’est une bête effrayante à la peau écailleuse et aux nombreuses têtes serpentines qui vomissent en permanence des jets de flammes. Nous entraînons ces créatures depuis des temps immémoriaux afin qu’elles combattent à nos côtés. Les Hydres brisent les lignes ennemies avec leur griffes acérées et crachent des flammes sur les troupes qui s’enfuient. Les Maîtres des Bêtes de Clar Karond élèvent ces créatures pour créer des espèces plus agressive et plus dangereuses. »
- Discours d’un précepteur à un jeune Elfe Noir


Les Hydres ne rugissent pas, mais produisent plutôt une espèce de crachement gargouillant, comme un chat géant, qui vient de toutes ses têtes à la fois.
Nul ne sait vraiment d’où viennent les Hydres, et si elles existaient déjà avant la venue des Anciens ou si elles sont nées du Chaos suite à la déferlante des Vents de Magie. Ce sont des monstres titanesques redoutés pour leur agressivité et leur force phénoménale, et seul les plus anciens des Dragons et les plus grands des Démons peuvent prétendre être aussi dangereux. Les Hydres sont des monstres voraces et dévastateurs, dont l’apparence surnaturelle peut déranger à jamais l’esprit de leurs adversaires, au point que ceux-ci ne pourront plus s’approcher d’un serpent pendant des années. Chaque tête de l’Hydre ressemble à celle d’un Dragon, même si leur museau rappelle davantage le bec acéré d’un oiseau de proie. Peu importe la quantité de nourriture qu’elles consomment, elles paraissent toujours affamées. Leur présence provoque rapidement l’anéantissement de la région dans laquelle elles se trouvent ; celle-ci peut alors être réduite en désolation stérile en l’espace d’un mois ou à peu près après leur installation, ce qui les oblige à repartir sous peine de mourir. Les Hydres ont beau être des créatures très puissantes, la destruction incessante du milieu dans lequel elles se trouvent les conduit inéluctablement vers leur extinction tandis que des ennemis de plus en plus nombreux s’opposent à elles. Hors des Désolations du Chaos, dans les Montagnes de Fer et dans l’Échine Noire à Naggaroth, il en reste très peu dans le Vieux Monde et parmi celles-ci il y en a peut-être une ou deux seulement à l’intérieur des frontières de l’Empire. Toutefois, personne n’a jamais entendu parler d’une Hydre mourant de vieillesse, ce qui incite beaucoup de personnes à en déduire que, si elles ne sont pas éternelles, elles peuvent tout de même vivre incroyablement longtemps. Un certain nombre des chasseurs qui partent à la recherche des Hydres le font dans l’espoir de découvrir le secret de leur longévité.

À l’état sauvage, bien que les Hydres restent des adversaires dangereux, elles ne sont pas des combattants très inspirés. En général, elles se contentent de souffler une fois leurs flammes avant de se jeter dans la mêlée. Il est facile de les distraire, si bien qu’il arrive qu’elles arrêtent subitement de combattre et s’en aillent sans raison apparente.

Les Hydres furent capturées dans les Montagnes Annulii et utilisées au combat pour la première fois par les Elfes Noirs en Ulthuan, et depuis les toutes premières années de la guerre civile, les Druchii ont dressé des Hydres pour les utiliser comme troupes de choc dans leurs armées, car elles sont capables de déchirer leurs ennemis avec leurs crocs et leurs griffes aussi aisément que de les rôtir avec le souffle enflammé que crachent leurs nombreuses têtes, qui sont d’ailleurs plus que capable de couper un homme en deux ou de le gober tout rond dans un de ses longs cous serpentins. En plus de cela, leur masse immense est couverte d’écailles suffisamment épaisses pour absorber les coups, et même s’ils passent à travers, la chair de ces monstres est capable de régénérer les blessures les plus graves, ce qui rend les Hydres de Guerre idéales pour briser les défenses les plus déterminés. D’un autre côté, l’agressivité des Hydres ne fait pas de distinction entre les amis et les ennemis, aussi elles sont toujours accompagnées par une paire de Maîtres des Bêtes pour les empêcher de se retourner contre les troupes Druchii, leurs fouets gardant l’Hydre sur la bonne voie.

Les Hydres sont élevées par les Maîtres des Bêtes, qui tentent souvent des croisements et travaillent dur pour améliorer sans cesse la combativité et la férocité de leurs créatures. On raconte que certaines de ces Hydres ont combattu si longtemps qu’un lien particulier s’est tissé entre la bête et ses maîtres. De telles créatures sont parmi les plus craintes de leur espèce car elles obéissent au doigt et à l’œil aux ordres des Maîtres des Bêtes et ont même développé une certaine forme d’intelligence. Reconnaissables à leurs nombreuses cicatrices et aux innombrables trophées qu’elles portent au combat, les Hydres de Guerre sont des adversaires imprévisibles et toujours terrifiants.

  • Peau Écailleuse : Les Hydres sont doté d’une peau couverte de solides écailles suffisamment épaisses pour former une couche protectrice naturelle aussi résistante qu’une armure de plaque. Elle est même supérieure au métal car elle est faite de corne et ne peut être ni entamée, ni déchirée.
  • Haleine de Feu : Les têtes de l’Hydre sont capable de cracher un souffle enflammé. Si ce souffle n'est pas très dangereux pris individuellement, il devient redoutable si toutes les têtes crachent à l’unisson.
  • Quand on coupe une tête, une autre repousse : Les Hydres qui perdent une tête au combat ou par quelque autre accident la régénèrent habituellement, même si le processus peut prendre un certain temps. L’absence d’une tête ou deux ne semble cependant pas altérer leur efficacité.


Sources

  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V6
  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V7
  • Warhammer JdR - Bestiaire du Vieux Monde