Hashut

De La Bibliothèque Impériale
Autel flamboyant d’Hashut à Zharr-Naggrund.
Hashut n’est pas à proprement parler un Dieu destructeur au sens où on l’entend. Il est le dieu du progrès, celui qui construit, mais au dépend de ce qui l’entoure, sans aucune compassion. Le concept d’individu n’existe pas pour lui, chaque chose n’existe que pour faire tourner la grande mécanique dont il fait partie. En ce sens il est surtout le dieu de la mécanique, celui qui aime ce qui est créé, pas le créateur.

Il est aussi connu comme le Père des Ténèbres car il affectionne particulièrement les industries qui produisent à outrance et, là où se situe son temple, à Zharr-Naggrund dans les Terres Sombres, la pollution engendrée par ses usines obscurcissent le ciel et la lumière n’existe qu’artificiellement. Dans son désir maladif de productivité, il est le transformateur qui n’hésite aucunement à exploiter l’environnement pour son entreprise de thésaurisation.

Seuls les Nains du Chaos sont ses adorateurs car, touchés par l’énergie mutagène du Chaos et leur complète allégeance envers celui-ci, ils ont développé à outrance les principes qui furent les leurs avant leur conversion. Les Nains du Chaos ne vivent plus que pour capitaliser, transformer, consommer leur environnement, développer l’industrie de masse et réduire en esclavage tout ce qui vit, humanoïdes et animaux, pour la gigantesque entreprise divine.

L’idée de sacrifice est profondément ancrée chez ses adorateurs, et le Dieu Ténébreux n’a de cesse de se gorger des âmes qui lui sont offertes, sans pour autant jamais être rassasié. Ce ne sont pas quelques sacrifices qui lui sont attribués, mais c’est bien de véritables orgies de massacres qui se perpétuent chaque jour aux portes de son temple. Au plus loin dans les limites des Terres Sombres on peut distinguer les flammes sacrificiels qui brillent à l’horizon baignant dans un ciel de ténèbres.

De nombreux symboles sont utilisés par les Nains du Chaos dans leur dévotion à Hashut. Le plus fréquemment utilisé représente le crâne d’un taureau furieux, nimbé dans les flammes, et dont les naseaux craches aussi le feu. Les chiffres sacrés du Dieu Noir est le quatre.

Même si les esclaves se doivent de rendre hommage au dieu, c’est surtout du fait des Nains du Chaos qui les y obligent, par le sacrifice ! Les offices sacrificiels se font toujours de nuit et c’est une longue procession de victime qui s’avance alors vers les chaudrons et fourneaux sacrificiels qui attendent de purifier les âmes au nom du Dieu Hashut. Dans l’esprit des Nains du Chaos, ce sacrifice est plus vue comme un recyclage des déchets et une rédemption. Une fois par an, à la nuit d’Hexenstag, tous les Sorciers Nains du Chaos se réunissent afin de planifier les projets de la cité et de mettre au point les plans des batailles qui auront lieu pour la gloire du Père des Ténèbres.

Hashut n’a aucun allié, mais en revanche, beaucoup d’ennemis. Tout est bon pour le recyclage, rien n’est comme Hashut le souhaiterait et toute chose n’est pour lui qu’un combustible pour sa puissance créatrice. Par ailleurs aucune autre race que celle des Nains du Chaos, ses enfants, n’est autorisée à le prier. Hashut à sa propre conception de la perfection et tout ce qu’il n’a pas créé et voué au grand recyclage, même ses frères du Chaos. Hashut ne respecte que lui-même et ses enfants.

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