Catégorie:Hauts Elfes

De La Bibliothèque Impériale
« Notre belle terre est assiégée de toutes parts mais nous résistons comme nos pères l’ont fait avant nous. Nous sortirons victorieux et plus intraitables que jamais de ces temps agités où nos frères corrompus viennent ravager nos rivages. Nous sommes les Asur, les fils d’Ænarion, et jamais Ulthuan ne tombera. »
- Prince Tyrion, Défenseur d’Ulthuan


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Les Hauts Elfes (ou Asur en Eltharin) sont un peuple antique d’une grande sagesse, dont les chroniques remontent aux temps où le monde était jeune. Leurs exploits et leur civilisation étaient déjà légendaires bien avant que les tribus humaines ne fondent les royaumes du Vieux Monde. Fiers de leur noble héritage, les Hauts Elfes sont gracieux et cultivés mais inflexibles à la bataille, car ils sont passés maîtres dans l’art des armes et dans celui de la Magie et, une fois éveillée, leur colère est terrible. Depuis leur île d’Ulthuan, ils sillonnent les mers pour commercer avec les jeunes nations et pour défendre leurs terres. Très peu d’ennemi ont jamais franchi les portes de Lothern, la plus fabuleuse cité du monde, et, de ceux qui ont jamais contemplé les secrets de l’intérieur d’Ulthuan, peu sont restés en vie pour raconter ce qu’ils y ont vu.

Les origines des Hauts Elfes remontent à l’éveil de ce monde, lorsqu’ils naquirent sur l’éden qu’était l’île d’Ulthuan dont l’histoire est vieille de plus de huit mille ans. Ils font partie des races civilisées les plus anciennes ; mais là où les autres mortels sont gauches, les Hauts Elfes sont adroits et vifs, et leur noblesse rend encore plus évidente la barbarie des autres peuples. Les Asur sont des guerriers d’une rare habilité, gracieux et faisant preuve d’une grande dextérité sur le champ de bataille. Leurs grands navires dominent les voies maritimes, du Vieux Monde jusqu’à Cathay, et leurs armées forcent le respect de leurs ennemis, même les plus acharnés.

Les Hauts Elfes apprennent très tôt l’art de la guerre et leurs osts sont composé de lanciers resplendissants, d’archers redoutables et de fiers cavaliers. Leurs armes et leurs armures sont finement ciselées et transmises de père en fils. Ce sont parfois des reliques familiales très anciennes qui ont fait couler la sang dans des milliers de batailles. Leurs armures sont faites d’une myriade de minuscules écailles de métal qui les rendent légères, flexibles, et plus résistantes que l’acier. Les heaumes coniques sont ciselé de façon très complexe et sont souvent incrustés de joyaux, car les Asur aiment les pierres précieuses qu’ils utilisent pour décorer leur armement.

Les Hauts Elfes furent autrefois la nation la plus puissante du monde, et leurs actions façonnèrent durablement son histoire. Mais aujourd’hui, ils ne sont plus que l’ombre d’eux même. Toutes leurs prouesses n’ont pu empêcher des guerres longues et amères, des cataclysmes naturels ou des trahisons de ravager leur ancien empire et de laisser leur civilisation exsangue, et leur race a entamé un lent déclin. Les magnifiques cités d’Ulthuan ne résonnent plus des activités bourdonnantes d’autrefois. Mais malgré cet inéluctable destin, les Hauts Elfes n’ont rien perdu de leur détermination et de leur fierté.

  • Valeur des Âges : Lorsque les Hauts Elfes se battent contre leurs sombres cousins, ils le font avec une détermination sans faille. Nul doute, désespoir ou peur n’a prise sur eux tant que résonnent les cris de guerre et le fracas des armes.
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Les Enfants d'Ulthuan

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Un Noble Haut Elfe
À première vue, les Elfes ont une plus forte ressemblance avec les humains que les autres races humanoïdes du monde. Mais en y regardant de plus près, il y a de nombreuses différences. Ils ont de grandes oreilles pointues, le teint pâle, les traits et les cheveux fins, ils sont grands et altiers et ils dépassent les humains d’une bonne tête. Tous les Elfes sont gracieux, mais leur beauté est incomparable. Un humain qui croise un ou une Elfe aura de fortes chances de ne pas réussir à penser à autre chose de la journée, et ce quel que soit son sexe. Leur constitution d’apparence fragile a mené à la croyance erronée qu’ils sont physiquement faibles, mais rien ne saurai être plus faux. En fait, ils peuvent être étonnement forts, et même s’ils ne sont pas aussi robuste que les Orques ou les Nains, ils compensent cela par une agilité et une dextérité incroyable.
La Chevelure[1]
Pour les Hauts Elfes, les cheveux sont signe de force, de puissance et de noblesse, la marque du guerrier ! Les boucles de cheveux constituent d’importants talismans pour les Asur et dans leurs légendes, les héros les plus puissants ont toujours une longue et abondante chevelure. Tous les Hauts Elfes tirent une grande fierté de leurs cheveux et les parent de broches d’argent ou d’or, ornés de diamants, de rubis ou d’autres pierres précieuses étincelantes. Chaque bijou a sa propre signification : le rôle au sein de la famille, le rang militaire, ou le signe que l’Elfe est fiancé. Certains guerriers tressent des fils de métal dans leur longues nattes afin qu’elles ne puissent être coupées lors de la bataille, ce qui signifierait que leur puissance serait amoindrie pour poursuivre la guerre.

Malheur au pilleur de champs de bataille qui dérobe un de ces ornements à un Elfe défunt, car les Hauts Elfes voient un tel acte comme une insulte indicible et le punissent en conséquence. Les ruines carbonisées de la cité Bretonnienne de Brigadine en sont un triste rappel ; peu importe l’éclat que peut apporter une tresse Elfique à la coiffe de la dame d’un chevalier ; le prétendant aurait été plus avisé de choisir un présent moins original plutôt que de prélever celui-ci sur le cadavre d’un guerrier d’Ulthuan.

Les Elfes ont une espérance de vie incroyablement plus longue que les autres races - certains les disent même immortels - et peuvent facilement vivre entre 1500 et 2000 ans, à moins bien sûr qu’ils ne trépassent d’une mort violente, ce qui arrive malheureusement souvent dans ce monde plein de dangers. Ils sont également moins sensibles aux maladies que les humains. Les Elfes sont des créatures dont l’existence est intimement liée à la magie, et leur conscience dépend en égale mesure des plans physique et magique. La plupart du temps, leurs talents magiques sont trop faibles pour être développés, et ne se manifestent que sous la forme de prémonitions ou de visions occasionnelles. Leur esprit possède une profondeur et une capacité d’introspection qui les font passer pour d’étranges visionnaires auprès des autres races. Le moindre geste d’un Elfe est porteur de sens, et ils peuvent communiquer sans peine d’un simple hochement de tête ou plissement d’yeux.

Les Hauts Elfes forment une société assez conservatrice de guerriers-aristocrates avec une grande compréhension de la Magie et une tradition mystique très développée.

Le psychisme des Hauts Elfes est à la fois mystique et logique - créant un équilibre presque parfait entre les deux. Ils ont une grande facilité pour voir la dualité des choses, et ne se limitent jamais à un point de vue unilatéral, leur permettant de voir bien au-delà de la compréhension humaine - ceux-ci ont tendance à incarner la parfaite antithèse des Elfes de ce côté-là. C’est pour cette raison que, selon une tradition qui dure depuis des milliers d’années, les Hauts Elfes sont dirigés par les Trônes Jumeaux d’Ulthuan: celui du Roi Phénix, qui sont souvent guerriers et expansionnistes, et celui de la Reine Éternelle, qui sont souvent pacifiques et introverties. Cette dualité est à la base de tous les concepts de gouvernement des Elfes : être gouverné par un seul dictateur tout puissant serait impensable pour eux. De la même façon, le vocabulaire de leur langage ne saurait signifier une chose simple, mais représente au contraire un grand nombre de notions. Les Hauts Elfes peuvent être perçus comme des êtres émotifs, emphatiques, et passionnés par des choses auxquelles ils prennent goût. Cependant, malgré ce trait de caractère, ils peuvent aussi être irréfléchi lorsqu’ils se mettent en colère, pour des offenses réelles ou imaginaires car, en dépit leur noblesse, les Hauts Elfes peuvent être froids et arrogants, et leur réactions paraissent incompréhensibles aux yeux des autres races. Il se dit que les Asur peuvent regarder une peinture pour ce qui semble n’avoir été qu’un seul instant, et devenir si intrigué par chaque petits détails de celle-ci qu’ils vont perdre la notion du temps. Des sujets aussi intéressants peuvent bien prendre quelques centaines d’années pour être pleinement contemplé sans que cela dérange les Hauts Elfes, car avec une longue espérance de vie, en comparaison à celle de l’homme, le temps est bien moins important pour les Enfants d’Ulthuan. Les Asur ont aussi un grand amour des intrigues - c’est un peuple politique, et ils apprécient au maximum les aspects d’une telle… "qualité".

Les Hauts Elfes forment un peuple d’artistes très sophistiqués dans un monde qui ne prête pas vraiment d’attention à cette valeur, et dont les peuples sont généralement bien plus concernés par la survie au jour le jour. C’est quelque chose qui contribue au sentiment de supériorité des Asur sur les autres races plus "bestiales". Les arts des Hauts Elfes sont comme ceux qui les pratiques : peu de non-Elfe parviennent à les comprendre, ni les apprécier comme le font les Asur. Ceux-ci n’aiment pas vivre dans un environnement laid et inharmonieux, et leurs créations sont enchevêtrées et hautement stylisées, par les accumulations de sens cachés à découvrir pendant la contemplation de l’œuvre. Les arts Nains et humains sont, pour les Hauts Elfes, des spectacles criards, hideux et grossiers. Entre eux, les Asur aiment faire des cadeaux. Lorsque l’un d’eux rend visite à un autre pour admirer un bel objet, il n’est pas rare que l’hôte le lui offre, par exemple s’il l’a en sa possession depuis plusieurs mois et que tous ses amis l’ont examiné plusieurs fois, et assez souvent pour en apprécier toutes les subtilités. Il arrive souvent qu’un Haut Elfe consacre des semaines, voire des mois, de travail à un cadeau qui ne durera que quelques heures ou quelques minutes. Faire pousser un fruit particulier pour que sa forme (en le ligaturant durant sa croissance) et ses couleurs (par une succession complexe de masque pendant la maturation) lui donnent l’apparence du destinataire représente des semaines d’attention. Il peut alors devenir la pièce principale d’une fête au cours de laquelle il est rapidement mangé. La longue période de travail est récompensée, pour celui qui l’offre, par la surprise de celui qui le reçoit.

Petite Anecdote[2]
Il est amusant de noter que les personnalités très différentes des Hauts Elfes et des Nains peuvent être comparées à leurs goûts respectifs pour le vin et la bière. Alors que les Elfes sirotent leurs vins fins dans de fragiles verres de cristal, les Nains éclusent bruyamment des océans de bière, ne s’interrompant que pour éructer et réclamer une autre tournée. Un tel contraste ne fut jamais aussi flagrant que lors de la visite à Karaz-a-Karak de Bel-Shanaar, lorsque, selon l’antique Livre des Honneurs, le Roi Phénix se présenta au Haut Roi Nain Snorri Blanchebarbe avec un tonnelet de vin d’Ellyrion, cru si précieux et si coûteux que le prix d’un seul verre aurait suffi à ruiner un seigneur Elfe. Le Roi Nain, soucieux d’honorer un tel présent, défonça le couvercle du tonnelet avec sa hache et engloutit l’inestimable nectar d’un seul trait, épongeant le gaspillage avec sa barbe alors que les siens l’acclamaient bruyamment. La réaction des courtisans Elfes face à une telle performance ne fut pas retranscrite et on ne peut qu’imaginer comment le Roi Phénix considéra la douzaine de barriques de bière "Tord-Boyaux du Vieux Nain Crado" et la chope gargantuesque qu’il reçut en retour.
Une femme Haut Elfe
Les Elfes sont une race aux sens et aux émotions exacerbés, et peuvent par conséquent avoir des comportements qui paraissent étrange pour les autres races. Il faut tenir compte d’un élément important de leur éducation : l’accent n’est pas mis sur la seule assimilation de faits, mais sur la meilleure manière de se servir de leur esprit. Cet apprentissage soigneux explique leur intelligence et leur sang-froid incroyables, que les races "inférieures" interprètent souvent comme une absence d’émotions. Cependant, en dépit d’un esprit soigneusement entraîné, ils sont souvent sujets à une claustrophobie bénigne, n’ayant pas l’habitude des lieux étroits et sombres, et à une agoraphobie bénigne, car en comparaison avec les villes Elfiques quasi-vides, les cités grouillantes d’humains crasseux ont de quoi mettre mal à l’aise. Leur incroyable longévité est également importante pour comprendre leur mentalité : vivre un millénaire n’est pas forcément quelque chose d’agréable et de plaisant. Les Hauts Elfes peuvent rapidement s’ennuyer s’ils n’ont rien de nouveau à accomplir ou à découvrir, et avec leurs sentiments exacerbés, c’est très dangereux. Les Asur peuvent se concentrer sur quelque chose avec une intensité terrifiante, jusqu’à en avoir saisi toutes les plus fines subtilités et maîtrisé le sujet à la perfection, que cela soit le maniement d’une épée, la gravure d’un bijou, la couture d’un vêtement, la taille d’une gemme ou la réalisation d’une peinture. Ainsi, cette recherche constante de nouvelles expériences les font passer pour peu fiables. Il arrive souvent qu’un Elfe accepte d’accomplir une tâche et qu’il manque à sa parole, car il peut en avoir été distrait parce qu’il était trop occupé à danser ou à contempler un coucher de soleil, parce qu’il a changé de chemin, ayant entendu parler d’une nouvelle pièce d’un maître dramaturge, ou parce qu’il participait à une dégustation de vin. Toutes ces activités paraîtront triviales à certains, mais pour ceux qui ont 1200 ans à vivre, la perspective est différente.

Une autre conséquence est qu’ils peuvent sombrer dans des abysses du désespoir, ou au contraire, dans les excès les plus extrêmes lorsqu’ils n’ont plus rien de nouveau à découvrir. Le Chaos a apposé sa marque sur les Elfes comme sur presque tous les autres peuples du monde. Or, dans le cas présent, la puissance des Dieux Sombres s’est manifestée de manière subtile. Elle a flatté l’arrogance de l’âme Elfique, en renforçant sa fierté et sa démesure. En d’autre temps, on aurait pu dire que les Elfes se définissaient d’abord par leur compassion, car tel était le caractère que leur avaient accordé les Anciens, mais désormais la générosité a été éclipsée par le narcissisme, et l’empathie supplantée par la prétention. Ainsi, les Hauts Elfes sont devenus plus obstinés que jamais, et aucun mot ne peut exprimer à quel point ils sont persuadés d’être les seuls qui puissent protéger le monde face aux périls qui le menacent.

Race hautement sensible à la Magie, celle-ci facilite leur vie quotidienne et sera utilisé pour améliorer la qualité de quelque chose. Par exemple, la magie sera utilisée pour renforcer la solidité d’un bâtiment, ou en le protégeant avec des charmes, comme cela fut fait avec la Tour Blanche de Hœth. Ils peuvent également s’en servir pour accomplir les tâches pénibles de la vie, comme l’envoi d’un message par exemple. Si c’est vraiment suffisamment important, il est communs que les Archimages "téléportent" une lettre à son destinataire, ce qui implique une utilisation de la magie pour transporter le message sur de vastes distances. Cette pratique d’amoindrir les contraintes de la vie est particulièrement utilisée par les aspirants mages, à qui on a enseignés les Bénédictions d’Isha : des prières et des enchantements simples permettant d’alléger le fardeau du labeur quotidien des Hauts Elfes, qui sinon nécessiterais de travailler ou d’utiliser des serviteurs, grâce à la manipulation magique de la matière.

Les Hauts Elfes ont appris à dompter les Vents de Magie jusqu’à un niveau inégalé par les autres races - à part peut-être les anciens Prêtres-Mages Slanns. Ils furent les premiers à étudier la sorcellerie et ont toujours été les plus avancé dans ce domaine. C’est grâce à elle que les Hauts Elfes protègent l’île d’Ulthuan, car sans les sorts jetés par leurs mages, elle serait totalement engloutie par les flots. Les mages Hauts Elfes sont de grands conjurateurs capables de déclencher des tempêtes de flammes sur l’ennemi. Il y a des années de cela, les Hauts Elfes révélèrent aux Hommes les secrets de la Magie, mais aucun humain n’a jamais réussi à ne serait-ce qu’approcher le talent d’un de leurs Archimages.

Les Étapes de la Vie

Tout d’abord, il faut bien comprendre qu’une personne vivant plusieurs centaines d’années ne voit forcément pas la vie comme un humain ou une autre personne d’une race de durée de vie équivalente. Les Hauts Elfes ne craignent pas de manquer de temps pour faire ce dont ils ont envie. Ils ont donc le loisir d’approfondir leurs passions. Les Asur sont naturellement patients et considèrent l’impatience comme un vice très amusant des autres races. Mais cependant, en cas d’urgence, ils peuvent réagir plus rapidement et de façon plus appropriée que la plupart de ces autres races, notamment grâce à l’expérience qu’ils accumulent au fil de siècles.

De la même façon qu’un humain est joueur et insouciant étant enfant, puis mûrit et évolue au fil des ans, les Hauts Elfes changent au fil de leur longue existence, mais plus mentalement que physiquement. En effet, une fois qu’un Asur a atteint sa maturité, ses traits ne changent plus que très lentement. Un Elfe de 150 ans et un Elfe de 800 ans ne présentent que de subtiles différences physiques, et pour leur donner un âge, il est préférable d’observer leur comportement, leur degré d’enthousiasme apparent, de futilité, de spontanéité. Et même quand ils deviennent très âgés, les Hauts Elfes semblent encore plus jeunes qu’un humain de 50 ans.

Les Elfes évoluent donc mentalement au fil des ans, mais là encore en proportion avec leur durée de vie, c’est à dire que du point de vue d’une génération humaine, le changement n’est que très subtil.

Pendant l’enfance (jusqu’à peu près l’âge de 8 ans), l’Elfe préfèrera folâtrer et s’amuser plutôt que de rester tranquillement au pied d’un arbre à jouer de la lyre ou écrire des poèmes, et comme tous les enfants de toutes les races, il devra être éduqué et commencer à apprendre les fondamentaux de sa future et longue vie d’Elfe, apprendre ce que signifie le fait d’être un Asur.

Un vieux Haut Elfe
Puis, il entrera dans l’adolescence, qui couvre une période allant approximativement de 8 à 99 ans. Mâles et femelles grandissent à peu près au même rythme. À la fin de l’adolescence, il sera initié au maniement des armes et introduit dans la société Elfique. C’est également durant cette période que les anciens lui apprendront comment vivre sa longue vie pleinement, sans tomber dans l’ennui qui pourrait apparaître au fil de ses siècles d’existence. En effet, un Elfe n’ayant pas conscience de la longue existence qui lui reste à vivre risque de ne pas réussir à en assumer le poids, et l’effroi qui s’en suivra peut le mener à l’apathie ou à pratiquer les pires excès… ou pire encore.

À partir de 100 ans, l’Elfe sera arrivé à l’âge adulte et pourra enfin suivre sa voie, faire ses choix, construire sa propre vie, et en profiter pleinement, car il est alors dans la force de l’âge. Fréquemment, c’est la période que choisissent les Asur pour partir découvrir le vaste monde. Malheureusement, nombre d’Elfes aventuriers mourront durant les premières années de cette partie de leur vie, car même s’ils ont déjà dépassé l’âge des humains les plus vénérables, en tant que Hauts Elfes, ils ne sont que de jeunes loups inexpérimentés, souvent peu préparés à ce qui les attend hors de leur contrée natale. Il faut toutefois savoir que si moins d’un huitième des Elfes adultes partent à l’aventure, ce n’est cependant là qu’une généralité, les choses pouvant grandement varier en fonction de l’environnement : un Asur de l’Empire aura bien plus de chance d’être trouvé sur les routes du Vieux Monde qu’un Avelornien.

Arrivés à l’âge mûr (entre 500 et 900 ans), le métabolisme des Elfes se ralentit un peu et ils deviennent plus sensibles aux effets de l’âge, mais ils sont alors plus au courant de ce qu’est le monde, comment il fonctionne, et s’ils ne l’ont pas fait avant, ils arrêtent souvent leur vie d’aventurier à cette période, quoique certains la poursuivent, mais la majorité des Elfes pose les armes et le baluchon à cette époque de leur longue vie, et se consacre alors à enseigner ce qu’ils savent aux plus jeunes, qui partiront peut-être eux aussi à l’aventure, ou prendront part à la vie de la communauté.

Quand ils atteignent les 900 ans, les Elfes arrivent à la vieillesse et commencent alors à ressentir les effets de l’âge, même si leurs traits ne se modifient qu’à peine. Ils deviennent alors plus contemplatifs et plus calmes, et se sentent plus que jamais liés à la nature et à ses rythmes mystiques. Ils apprécient d’avantage les activités moins fatigantes, qui les auraient profondément ennuyé du temps de leur lointaine jeunesse. Les Elfes de cet âge qui parcourent encore les routes en quête d’aventure sont très rares. Malgré leur grand âge, ils sont cependant très semblables à ce qu’ils étaient auparavant, et restent alertes.

Au-delà de 1500 ans, les Elfes atteignent un âge vénérable où le passage des ans (ou plutôt des siècles) commence à se voir, et des rides commencent à sillonner leur visage. Leur condition physique se détériore un peu plus pendant que leur savoir et leur sagesse continuent de croître. Ils peuvent encore s’adonner à des activités physiques, mais se fatiguent plus vite que les jeunes. Ils sont considérés comme des anciens, et les autres Hautes Elfes font souvent appel à leurs conseils. Les vieux Elfes ne perdent pas leur vitalité, contrairement aux humains ; seule leur endurance baisse avec les siècles. Pendant ce temps, leur volonté atteint des sommets impressionnants. Généralement, les Asur vénérables affectionnent une vie paisible, aux activités calmes comme écouter de la musique, en jouer, ou chanter. Un Elfe naturellement sénile, ça n’existe pas.

Les Runes des Hauts Elfes

L’antique écriture runique des Hauts Elfes est la plus raffinée du monde connu.[3] Pendant huit mille ans, les Asur ont développé leurs Runes et leurs glyphes afin de préserver leurs connaissances séculaires et de transmettre leurs chansons et leur histoire aux générations futures.

Les Hauts Elfes ont un grand respect pour le monde dans lequel ils vivent et leurs caractères runiques s’inspirent largement des formes de la nature, ainsi que des motifs complexes des étoiles. Leurs Runes décrivent des arabesques harmonieuses au regard et sont parfaitement adaptées à la représentation de leur langage musical, l’Eltharin. La plupart des Runes Elfiques peuvent être écrites de plusieurs façons et peuvent avoir plusieurs significations selon le contexte. Pour les autres races, ces Runes dont le double sens est souvent contradictoire semblent confuses, mais les Elfes, qui comprennent mieux le monde, savent que toute chose peut être vue selon différentes perspectives et recevoir de multiples interprétations.

L’écriture des Elfes est formée de ces Runes, combinées à des lignes fines dont les courbes renferment de subtiles nuances et de secrètes significations. En fait, il est quasi impossible pour les simples humains de déchiffrer l’écriture des Hauts Elfes. On raconte même que les Runes semblent parfois changer de formes aux yeux des lecteurs non-initiés. La plupart des traductions des textes Elfiques sont malheureusement de piètre qualité et ne parviennent pas à transmettre la profondeur et la complexité des manuscrits originaux. Les textes relatifs aux immenses connaissances de la Magie comptent parmi les plus complexes. Ces parchemins et grimoires sont remplis d’enchantements qui piègent l’ambitieux ayant soif de pouvoir. Ces volumes magiques d’une difficulté extrême sont quasi-hermétiques pour les érudits des autres races.

Les Hauts Elfes décorent leurs bannières, leurs armures et leurs armes avec des Runes. Les Runes guerrières symbolisent souvent la fierté et la puissance des Asur, mais elles leur rappellent aussi les nobles principes de guerre Elfiques. La plupart des bannières sont magiques et leurs Runes enchantées aux décorations scintillantes et entrelacées engendrent des visions surnaturelles destinées à encourager les Asur et à terroriser leurs ennemis. Les grandes bannières, décorées de superbes blasons, sont réellement splendides. Elles sont tissées avec les cheveux d’or des femmes Elfes, plus fins que les précieuses soies de Cathay. Les grandes bannières sont couvertes de Runes qui racontent l’histoire des Royaumes Elfiques et leurs nombreuses victoires sur les champs de bataille.

La Musique des Hauts Elfes

L’intérieur d’une maison Haut Elfe
Il est certain que les Hauts Elfes sont très doué pour l’art de la musique. Leurs chansons sont réputées à travers le monde comme certaines des plus belles créations à avoir jamais été composées, même si seuls les Asur peuvent les comprendre et les apprécier pleinement. Bien que les humains, les Halflings et les Nains puissent utiliser des mots pour véhiculer un message dans un chant, les Hauts Elfes utilisent également les tons et le rythme pour inspirer les émotions chez les auditeurs. C’est grâce à cette méthode distincte que la beauté Elfique est présentée, semblant féérique et irréelle à quiconque peut l’entendre, si bien que leur musique est étonnamment fascinante. Le chant est aussi une façon pour les Asur de faire le vide dans leurs esprits - une forme d’expression de soi pour se libérer des tensions de leur vie.

Pour les instruments, les Hauts Elfes utilisent principalement leurs propres voix - qui est musicale par nature - pour chanter à capella. Ils apprécient également les sons de la harpe et de la corne, ainsi que de la flûte. Dans quelques-uns des royaumes extérieurs, un tambour sera favorisé, fournissant un battement monotone, ce qui contribue à améliorer l’émotion particulière exprimée dans la chanson, souvent un rappel de l’ancien temps et de ce qu’ils ont perdu.

La Littérature des Hauts Elfes

Il est communément admis que la base de la littérature des Hauts Elfes est la poésie. En général, la nature des poèmes est plus philosophique qu’émotionnel, car ils décrivent le monde tel qu’il était à un moment précis.

Le thème de la poésie écrite par les Hauts Elfes peut varier, en particulier suivant l’emplacement du royaume. Dans les lieux de l’ancienne splendeur, comme Caledor et Tiranoc, les poèmes pourraient être comparable à une ode épique, où ils parlent de quelque grand héros du passé, ou la gloire de l’âge d’or. Cependant, un endroit comme Lothern peut voir une variété bien plus large de thèmes, à cause de la nature de la Ville-État où sont introduites beaucoup d’idées nouvelles dû à l’agitation du commerce mondial.

En Saphery, cependant, la poésie prend une signification différente. Les Maîtres des Épées de Hœth tendent à utiliser la poésie pour aiguiser leur esprit et d’exploiter leur savoir-faire. Ils veulent atteindre un état de précision avec la plume, en disant beaucoup avec peu de mots. Cependant, la moitié du défi pour percevoir ces concepts abstraits est de décrypter le double sens caché derrière les mots - car le langage même des Asur se compose de termes comportant de multiples significations.

En dépit de cette grande importance à la poésie, les Hauts Elfes sont connus pour rédiger des manuscrits. Ceux-ci, cependant, comme leurs poèmes, ont tendance à porter sur des idées plutôt que sur des sentiments, comme un récit historique des événements. La plupart des romans écrits par les Asur créent un monde qui divertit le lecteur tout en véhiculant une idée que l’auteur tient à partager avec ceux qui le liront, améliorant ainsi la qualité de la lecture grâce à un système de valeur basé sur la façon dont le message est transmis à travers ce cadre particulier.

Les Noms Elfiques

Les Hauts Elfes emploient un système de noms qui est pratiquement incompréhensible pour les profanes. Le principe consiste à se choisir un nom euphonique (apparemment les consonnes -r- et -l- répondent parfaitement à ce critère) et qui a une acception vertueuse. Toutefois, l’Eltharin étant ce qu’il est, la signification rattachée à un nom est souvent celle que le porteur de ce nom veut bien qu’elle soit : les Nains aiment à raconter l’histoire de ce Prince Elfe qui insistait pour que son nom puisse se traduire par "grande sagesse", mais dont les mots qui le composaient pouvaient se comprendre également par "vomissement d’yeux globuleux".

Les noms Asur défient la logique. L’emploi de un, deux ou trois noms est une pratique courante, chacun de ces noms étant habituellement composé de deux parties, chacune de ces parties apportant quelque chose à la signification globale. Occasionnellement, un Haut Elfe qui vit dans une communauté Humaine adoptera un ou plusieurs noms tirés de l’Occidental. De tels noms ont souvent un thème champêtre ou astrologique, et perpétuent la tradition Elfe sur l’harmonie des sons et l’expression de "nobles" sentiments. Feuille d’Or, Vent Vif, Rosée d’Automne, Étoile d’Argent, Brise Ardente et Lumière Verte en sont des exemples courants.

Il est bon de noter que les noms Elfiques sont - pour ainsi dire - non genré et qu’il n’existe que d’infime différence, du moins pour les oreilles étrangères à la race, entre les noms Elfes de genres masculin et féminin. Les Nains - et certains Humains - prétendent allègrement que c’est parce que le peu de différence entre les deux ne se limite pas qu’aux noms.

Les Roturiers Hauts Elfes

Un serviteur Haut Elfe
Les Elfes, quels qu’ils soient, détestent le travail. Les tâches répétitives du labeur quotidien sont pour eux une source infinie d’ennui. Les Mages ne sont pas confronté à ce genre de soucis techniques, puisque la Magie fait le travail à leur place : les balais nettoient tout seul, les objets flottent jusqu’à eux pour ensuite revenir à leur place de la même façon, etc. Néanmoins, tous les Asur ne sont pas des Mages, et il est inconcevable pour un Seigneur Haut Elfe de s’abaisser à préparer lui-même son repas. Ils ont donc besoin de serviteurs qui s’occupent à leur place des tâches banalement journalières.

De plus, les champs ne se labourent pas tout seul (sauf autour de la Tour Blanche de Hœth, mais c’est un cas à part), pas plus que le minerai et les gemmes ne s’extraient d’eux-mêmes du sol, ni que les animaux sauvages se présentent plein de bonne volonté devant l’abattoir. La vaste majorité des Enfants d’Ulthuan n’ont aucun titre de noblesse et constituent la caste dites des citoyens (ou des roturiers pour les nobles) : potiers, charpentiers, fermiers… Tous ces Asur font fonctionner la société Haut Elfes pendant que leurs seigneurs se chamaillent dans leurs querelles politiques ou s’isolent dans leur quête de perfection.

Cependant, tous les Enfants d’Ulthuan éprouvent les mêmes besoins et les mêmes sensations, ainsi la rotation de l’emploi est importante dans la société Haut Elfe car les actions répétitives d’un métier lassent plus ou moins rapidement, et même, tous les métiers ne sont pas spécialement passionnants. Mais ils faut bien que quelqu’un les fassent. La réponse des Asur à cela, c’est l’art. Les Hauts Elfes sont capable de tout faire "artistiquement", y compris élever des moutons ou nettoyer le sol. L’art n’est pas un choix, c’est pour eux un besoin comme de respirer, de boire et de manger, car il s’agit de l’activité principale par laquelle ils peuvent à la fois exprimer et dompter leur esprit instable et extrêmement complexe.

  • Note : Il est important de ne pas se fier à la définition humaine de "roturier". Même le plus pauvre des Asur sera toujours propre sur lui et vêtu des habits les plus fins. Un roturier Haut Elfe aura l’air d’un prince comparé à son équivalent humain.

Agriculture, Chasse, Pêche et Artisanat

Les Hauts Elfes sont assez peu portés sur l’agriculture, et ne cultivent que le strict minimum pour leur survie. Leur maîtrise des vents magiques de Jade leur permet de s’assurer des récoltes abondantes en toute saison. Les flancs des collines d’Eataine sont recouverts de vignes, dont les fruits sont utilisés principalement pour la production de vin et de liqueurs, dont le "Cydith", sorte de vin liquoreux très apprécié par les nobles de l’Empire. La plupart des champs de blé se trouvent en Yvresse et en Ellyrion, mais il n’y a pas de petits propriétaires terriens. La terre appartient à la communauté et est cultivée par tous. Le surplus de la récolte est vendu dans les grandes villes. Les moulins appartiennent à des privés, qui font payer une petite taxe (parfois en nature) pour utiliser leurs biens. On peut trouver de grands vergers dans la plupart des résidences secondaires des riches Lothernois et les pommiers séculaires de Saphery sont réputés. Toute autre culture est quasi inexistante en Ulthuan. En Yvresse il existe quelques plantations de lin, mais ce genre de culture est fort peu populaire, car les tisserands préfèrent importer du coton ou de la soie de l’étranger.

L’élevage principal de l’île est celui des chevaux, d’immenses troupeaux sillonnent les vertes plaines d’Ellyrion. L’équitation est apprise par les nobles Elfes dès leur plus jeune âge, et le reste du peuple ne rechigne pas non plus à monter sur un équidé. Certains prétendent même qu’il y aurait plus de coursiers que d’Elfes en Ulthuan. Cependant, Chrace et Cothique compte quelques bergers et leurs troupeaux de moutons ou de chèvres.

L'Habillement

Les Hauts Elfes s’habillent de couleurs vives, n’hésitant pas à repousser parfois les limites de ce que même les dandys Reiklandais considèrent comme le bon goût. Mariant des soies du Cathay avec d’autres tissus, leurs vêtements sont aussi confortables qu’agréables à l’œil. Par des motifs très simples, les Asur atteignent une beauté que les tailleurs de l’Empire ne peuvent que rêver de recréer.

La chasse est une nécessité pour les Hauts Elfes, que ce soit pour maintenir leurs compétences au combat ou pour se nourrir. Les Hauts Elfes ne prélèvent que ce qui leur est nécessaire, préférant donner la mort rapidement que de faire souffrir leurs proies. Tout seigneur qui se respecte possède d’immenses domaines où lui et ses gens traquent le gibier. La chasse est permise à tous, mais reste réglementée par le seigneur et des taxes sont perçues sur les animaux tués sur son domaine. Cerfs, daims, sangliers ou chevreuils, rien n’échappe aux flèches des chasseurs cothiquois ou chraciens. Une fois tués, les animaux sont dépouillés de leurs peaux et leur viande régalera les Asur.

Le poisson n’est consommé que dans les royaumes extérieurs et est souvent une source de moquerie de la part des habitants du littoral de la Mer Intérieure. Pour eux, c’est une nourriture peu raffinée et jamais un animal de la mer du Crépuscule ou de celle des Rêves n’est perturbé par un intempestif pêcheur. Cependant, des ports de Cothique ou de Tiranoc appareillent chaque jour des dizaines de bateaux qui ramènent poissons et crustacés (généralement consommés crus ou marinés) en grand nombre. Les Cothiquois chassent également la baleine, et en la saison du Soleil, d’énormes galères prennent le large, pour ne revenir qu’à sa fin, traînant derrière elles d’énormes carcasses de cétacés, dont une grande partie finit sur les tables des riches marchands citadins.

Que ce soit dans les forges de Caledor, les ateliers d’orfèvrerie de Lothern ou les menuiseries de Chrace, les Hauts Elfes réussissent à fabriquer des objets frôlant la perfection en partant de matières premières fort peu variées. Les armes Elfiques, très prisées pour leur finesse et légèreté, sont fabriquées essentiellement dans les immenses forges de Caledor, dont l’immense Enclume de Vaul. Les meilleures manufactures en cuir proviennent d’Ellyrion, terre de chevaux. Les orfèvres les plus renommés travaillent à Lothern, où un quartier tout entier leur est dédié. Il existe un très grand atelier de fabrication de cuivres dans la ville de Tor Yvresse, et la quasi-totalité des instruments qui résonnent dans les champs de bataille du monde proviennent de la ville du seigneur Eltharion. Les royaumes du nord produisent essentiellement des travaux en bois ou en os sculptées, cela va de la babiole au talisman magique en passant par les ustensiles de cuisine.
Une pièce d’or Elfique.

La Monnaie Elfique

Comme les autres peuples du monde, les Hauts Elfes recourent à la monnaie pour faciliter les échanges avec leurs voisins.[4] Néanmoins, au sein de leurs communautés, ils préfèrent pratiquer le troc plutôt que de se rabaisser à utiliser de vulgaires morceaux de métal. Malgré tout, les Asur profitent de l’occasion pour permettre à leurs artisans de créer des objets d’une beauté sans égale, qui rejettent toute célébration de la guerre. Pour cette raison, le Souverain d’Or n’arbore jamais d’arme ou de scène de bataille légendaire, mais plutôt de splendides objets naturels. La passion des Hauts Elfes pour l’architecture se reflète dans leurs pièces qui arborent généralement des forteresses, des tours ou des temples. Ils décorent plus rarement leur monnaie des légendaires Dragons de Caledor, de Pégases ou d’autres créatures mythiques d’Ulthuan.

Les Hauts Elfes Dans le Reste du Monde

Du fait leur nature solitaire, de leur tendance xénophobe et de leur amour de leurs forêts, il est assez rare de voir un Elfe parcourir seul les routes du monde et ceux d’entre-eux qui s’adonnent à cette activité sont à cet égard perçus comme des êtres étranges, magiques, voir chaotiques par les autres habitants du Vieux Monde.

La Quête

Les colonies Elfiques étaient jadis implantées dans le monde entier et rares sont les coins du monde qui n’aient pas été un jour sous leur influence. Malheureusement, la barbarie des peuples primitifs, les catastrophes naturelles ou tout simplement le temps qui passe ont jeté à bas ces avant-postes majestueux, dont la plupart ne sont plus que des ruines, souvenirs dévastés d’une gloire aujourd’hui perdue.

Ces ruines sont bien souvent des endroits dangereux et/ou inaccessibles, et les Hauts Elfes sont rarement en mesure de retrouver les artefacts de leurs ancêtres. D’ailleurs, ils ne savent souvent même pas ce qui a été perdu, car nombre de ces colonies ont été établies par des aventuriers agissant pour leur propre compte. Après des années d’investigations, se basant parfois sur de simples rumeurs, il arrive que les Asur localisent un de leur héritage perdu. Une flotte est alors aussitôt armée et un contingent dépêché sur place afin de récupérer ce qu’ils estiment leur appartenir de droit (évidement, les actuels occupants des lieux l’entendent rarement de cette oreille). Une telle débauche de moyen pour un unique Objet Magique peut sembler superflue dans un monde sombrant lentement dans l’anarchie, mais les Hauts Elfes considèrent toutes choses comme étant liées, et leur salut pourrait bien dépendre de ce modeste trésor.

Les Asur sont présents dans l’Empire en tant qu’ambassadeurs ou marchands et on les croise principalement dans les grandes villes comme Marienburg, Altdorf ou Nuln. En effet, chaque année, les navires d’Ulthuan apportent leurs marchandises exotiques le long du fleuve Reik, et avec eux viennent des envoyés politiques du Roi Phénix pour cimenter son alliance avec l’Empereur, des Mages Elfiques qui viennent de temps à autres visiter Altdorf pour superviser les progrès des Collèges de Magie, et des étudiants et aventuriers qui souhaitent explorer les ruines de colonies Elfiques depuis longtemps abandonnées dans les profondes forêts, à la recherche d’objets perdus.

Ainsi, ces derniers ont toujours un but précis et il est rare qu’ils s’éternisent dans le Vieux Monde une fois leurs tâches accomplis, mais certains finissent par s’établir durablement afin de tisser des liens plus étroits avec les puissances régionales. On attend des descendants de ces familles mercantiles qu’ils voyagent abondamment dans leur jeunesse, car l’expérience du monde ne pourra que les servir dans les années qui s’ensuivent. S’ils ont tendance à regarder leurs rustres frères sylvains de haut, ils savent bien qu’ils sont eux-mêmes loin des tours étincelantes d’Ulthuan et donc d’un statut inférieur à bon nombre de leurs cousins Hauts Elfes. Ainsi il n’est pas impossible de croiser ces jeunes individus dans les endroits les plus improbables de l’Empire mais leur venue est souvent précédée de nombreuses histoires et légendes véhiculés à leurs propos. Leur bonne éducation couplée à leur manières perçues comme hautaines ne font que confirmer ces rumeurs aux yeux des badauds et de fait les descendants Hauts Elfes subissent un racisme tenace de la part de la populace, qui est cependant trop effrayés par leur renommé dans le domaine de la Magie pour oser s’en prendre directement à eux. Fort heureusement pour tous, les Asur évitent également le plus possible d’entrer en contact avec la populace, entretenant ainsi encore d’avantage les clichés à leur égard.

Les Émissaires Elfes

Les doyens des grandes familles marchandes Elfes sont à des lieues des affaires qui agitent l’Empire au quotidien. À leurs yeux, les humains ont une espérance de vie si courte qu’il leur est difficile de rester au courant des orientations politiques du Vieux Monde. Quand il leur faut réactualiser leurs informations, ils ont recours aux services d’Émissaires. Ces jeunes Elfes constituent en quelque sorte la façade des maisons marchandes. Ils sont chargés de négocier les contrats, de conclure les affaires et de maintenir la paix avec les humains des grands comptoirs commerciaux comme Altdorf, Nuln et Marienburg. Cependant, la patience des Elfes a ses limites et beaucoup d’Émissaires finissent par quitter leur famille pour mener une vie d’aventurier.

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Les Hauts Elfes et les Elfes Noirs

Les Asur ont aussi un côté sombre. Il convient de rappeler que les Hauts Elfes et les Elfes Noirs ne sont pas des races différentes : ils sont deux branches culturelles distinct d’un même peuple qui se définissent chacune comme une image négative de l’autre. Plus les Druchii sont décadents, plus les Asur seront nobles, et vice versa. Les deux peuples ont beaucoup plus en commun qu’ils ne veulent bien l’admettre, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de réelles différences. Après tout, le culte de Dieux Sombres comme Slaanesh ou Khaine aurait des effets pervers sur n’importe quelle société.

Les Elfes, quels qu’ils soient, ne sont pas particulièrement enthousiasmés par le « travail », et préfèrent passer leur temps à poursuivre des activités insouciantes ou artistiques, ou leurs intrigues à la cour. Sur ce point là aussi les Druchii et les Asur se ressemblent, bien que si les Elfes Noirs n’hésiteront pas à employer le chantage, la trahison et l’assassinat pour atteindre leurs objectifs, les Hauts Elfes s’en tiennent généralement à l’utilisation des mots - parlés ou écrits - comme armes, laissant le poison et les dagues à leurs sombres cousins (bien que cela ne soit pas toujours le cas). Leur langage et leurs tactiques de combat ont également beaucoup en commun.

Cependant, l’honneur des Hauts Elfes semble tout à fait inexistant chez leurs sombres cousins, et des érudits humains pensent qu’ils sont peut-être juste plus honnêtes dans leur mépris absolu pour les races autre que la leur. Les rares échanges entre les Druchii et leurs "alliés" ne laissent aucun doute quant à l’arrogance, la condescendance et l’orgueil qu’ils partagent avec tous les membres de la race Elfique.

La Longue Guerre

Une cruelle guerre fratricide.
Depuis l’assassinat du Roi Phénix Bel-Shanaar l’Explorateur (surnommé le « Roi-Camelot » par les Elfes Noirs) en -2750 et l’âge de la Déchirure, la guerre que les Elfes Noirs mènent contre les Hauts Elfes n’a jamais vraiment cessé. Bien que les Druchii investissent une grande part de leur énergie dans les luttes intestines qui opposent ses différentes Grandes Maisonnées, Malékith n’a de cesse de rassembler ses armées pour tenter de mettre à bas les maîtres d’Ulthuan. Lorsque les Hauts Elfes se battent contre leurs sombres cousins, ils sont conscients d’affronter les conséquences de la pire folie commise par leur race, et se font un devoir d’anéantir le mal qu’ils ont eux-mêmes engendré. Le doute, le désespoir, la peur ; rien n’a de prise sur eux tant que résonne le fracas des armes, et jusqu’à ce que les cris de guerres et les râles des blessé se taisent, ils luttent avec une détermination sans faille, pour leur patrie et par amour pour leur roi, alors que les Elfes Noirs, eux, se battent par haine de leurs congénères et par peur de leurs maîtres. Il n’est pas surprenant que cette guerre fratricide soit si sanglante et meurtrière, car la haine la plus amère s’y oppose à la plus inflexible des déterminations et aucun des deux camps ne rompra le combat, à moins d’événements exceptionnels.

Depuis plus de cinq mille ans, le Roi-Sorcier cherche à exercer sa vengeance sur ceux qui l’ont évincé du pouvoir qu’il convoitait tant. D’innombrables vies ont été sacrifiées, des royaumes se sont écroulés et des cités entières ont été rayées de la carte dans cette lutte fratricide. Les Elfes Noirs ne reculent devant aucune bassesse pour obtenir vengeance sur leurs cousins décadents. Les Hauts Elfes ont enduré et repoussé trois assauts majeurs après la Déchirure. Le premier eut lieu en -1500, immédiatement après la Guerre de la Barbe, qui avait été provoqué par les agents de Malékith, ceux-ci s’étant arrangés pour monter les Nains et les Elfes les uns contre les autres. D’innombrables Elfes Noirs arrivaient de Naggaroth pour se heurter aux armées disciplinées et bien entraînées du Roi Phénix dont beaucoup étaient composés de vétérans qui avaient combattu les Nains. La guerre dura presque 900 ans, mais les Elfes Noirs furent finalement repoussé après une bataille atroce sur les rivages de l’Île Blafarde.

Le deuxième assaut eut lieu en 1123, après l’assassinat du Roi Phénix Æthis le Poète (surnommé Æthis le Fou par les Elfes Noirs). Des espions s’étaient répandus en Ulthuan, tissant une toile de tromperie et sapant les fondations des royaumes de l’intérieur. Une expédition fut envoyée à Naggaroth pour venger la mort d’Æthis. L’arrogance des Hauts Elfes avait mandaté l’usage d’une si petite force : aucune résistance n’était prévue, car tous pensaient que leurs sombres cousins étaient en déclin et en voie d’extinction. La flotte envoyée dans le nord fut anéantie ! La nouvelle de cette défaite terrifia les Hauts Elfes qui ne s’attendaient pas à une telle issue. Ils pensaient en effet que la menace de Naggaroth avait disparu. En réalité, Malékith avait patiemment reconstruit ses forces. La guerre dura presque 400 ans, au cours desquels de nombreuses atrocités furent commises, mais les Druchii furent à nouveau repoussés.

Le troisième assaut se déroula en 2301, lors de la Grande Guerre Contre le Chaos. Venus du nord, les Elfes Noirs ravagèrent Ulthuan, la pillèrent et la brûlèrent. Alliés aux serviteurs des puissances du Chaos, rien ne semblait pouvoir les arrêter, les gigantesques Arches Noires de Naggaroth vomirent leur vague de corruption sur les rivages des terres Elfiques. C’était une sinistre période pour les Asur qui subirent défaite sur défaite, jusqu’à la Bataille de la Plaine de Finuval où le Roi-Sorcier fut défait par Teclis dans un duel magique, le forçant à s’échapper vers la dimension du Chaos pour éviter le trépas. Voyant leur seigneur vaincu, les Elfes Noirs succombèrent à la panique. Presque comme un seul homme, ils voulurent s’enfuir, mais ils furent pratiquement massacrés jusqu’au dernier.

Mais les Druchii n’attaquent pas seulement Ulthuan au cours de ces guerres apocalyptiques. Chaque jours, des rapports font état de petits villages mit à sac et de vaisseaux abordés par les Corsaires, des Ombres se glissent dans la nuit pour semer la mort et la confusion en s’attaquant aux voyageurs isolés, et des Assassins font disparaître ceux qui pourraient entraver les projets de Malékith. Ainsi, en 2307, une coterie d’Assassins menée par l’Elfe Noir Gloreir tenta de tuer le Roi Phénix. Finubar fut protégé par ses Lions Blancs qui acculèrent les Druchii sur les toits après une course-poursuite effrénée à travers Lothern, et les éliminèrent jusqu’au dernier.

Cependant, il serait futile de croire que si les Elfes Noirs parvenaient un jour à reconquérir Ulthuan, qu’ils s’y installeraient et y vivraient en paix comme au temps d’avant la Déchirure, au temps de la grandeur de Nagarythe. Il est beaucoup plus probable qu’ils tourneront alors leurs regards vers les anciennes colonies du Vieux Monde et voudront les reconquérir. Et après cela, ils convoiteront d’autres terres et continueront à guerroyer et envahir jusqu’à tout dominer ou être totalement écrasés. Car les Druchii portent la malédiction de Khaine depuis Ænarion et leur vie est entièrement tournée vers la guerre, la conquête et le pouvoir sans qu’ils puissent s’en détourner…

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L'Art de la Guerre

Le général guida l’ambassadeur Haut Elfe jusqu’au terrain d’entraînement, où des lignes de soldats s’exerçaient à l’épée longue.
« C’est ici que les meilleurs guerriers de l’Empire s’entraînent pendant de longues années pour affiner leur maîtrise de l’épée. » déclara fièrement le général.
« Vraiment ? Combien d’années ? » demanda le Haut Elfe.
« Hmm, eh bien, certains de nos plus brillants officiers servent l’Empire depuis déjà plus de trois décennies. »
Le Haut Elfe eut un sourire amusé. « Quand j’étais jeune, beaucoup plus jeune, j’ai commencé par apprendre à me servir de la lance et de l’arc pour pouvoir rejoindre les Heaumes d’Argent. L’entraînement était très rigoureux, et mes maîtres exigeaient toujours de moi des résultats d’une perfection absolue. Quand ce siècle de préparation est enfin arrivé à son terme, j’ai cru que le plus dur était derrière moi. J’ai alors commencé à apprendre l’art de la lame auprès des Maîtres des Épées de Hœth. Et c’est là, pendant ces trois cents longues années de travail acharné, que j’ai découvert ce qu’étaient vraiment la rigueur et la discipline. »


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Les Hauts Elfes ont un sens inné de l’ordre et de la discipline, tempéré par leur dévouement envers la famille et la patrie. Il n’est donc pas surprenant que leur organisation militaire soit étroitement liée à leur structure sociale. Pour que leur race diminuée puisse survivre et repousser ses ennemis, les Hauts Elfes doivent posséder une armée aux talents martiaux inégalés. Chaque Haut Elfe apprend à se battre dès son plus jeune âge et à manier l’épée, la lance et l’arc. Cela permet à Ulthuan d’aligner des armées beaucoup plus nombreuses que ne le laisserai penser sa maigre population. Ces soldats citoyens forment l’ossature et le cœur des armées des Hauts Elfes, et ce sont des guerriers accomplis vêtus d’excellentes amures et robes immaculées. Les membres de la noblesse rejoignent les Heaumes d’Argent, un corps de cavalerie toujours à l’avant-garde des forces Elfiques. Ces chevaliers hors pairs sont connus pour leur fougue et leurs solides lances qui sont venues à bout de plus d’un mur de boucliers. Le Seigneur de chaque royaume possède ses propres troupes et se tient toujours prêt à répondre à l’appel aux armes du Roi Phénix. De plus, les citoyens de chaque ville ou village doivent servir par roulement dans l’armée : à chaque saison correspond une rotation des effectifs, toute la population est donc entraînée aux armes et chaque Haut Elfe connaît sa place dans le régiment de sa communauté. Grâce à ce système, les Asur demeurant dans les régions les plus reculées ou les plus exposées aux raids, ou voyageant sur les mers à la recherche de colonies à fonder, peuvent toujours assurer leur propre protection.

En cas de grand danger, un Seigneur Haut Elfe peut faire appel aux autres royaumes pour lui venir en aide. Alors que les messagers propagent la nouvelle de la menace, des phalanges de Gardes Maritimes et les équipes de Balistes à Répétition répondent à l’appel avec la détermination de vétérans de nombreux conflits. Viennent ensuite les cavaliers d’Ellyrion et les auriges de Tiranoc qui, s’ils sont considérés comme frustes par les autres Hauts Elfes, n’en restent pas moins des adversaires redoutables.

Parmi tous les guerriers légendaires, les Maîtres des Épées de Hœth sont les plus rapides à venir en aide aux armées car des centaines d’entre eux parcourent Ulthuan selon la volonté des Maîtres du Savoir. Lorsque retentit l’appel de la guerre, ils abandonnent pour un temps leur mission et forment des régiments qui viennent appuyer leurs alliés le temps de la campagne. Si un des Archimages décide de soutenir cette cause, le nombre de Maîtres des Épées au sein de l’armée augmente considérablement, car des mages aussi puissants n’apparaissent que rarement sur un champ de bataille sans une escorte conséquente de ces guerriers d’élite.

Les Gardes Phénix partent au combat au nom d’Asuryan lorsque le besoin s’en fait sentir. Cependant, ils sont moins nombreux que la plupart des autres corps de troupes, aussi un général n’en a jamais autant qu’il le souhaiterait au sein de sa force.

Toute la population est donc entraînée aux armes et chaque Haut Elfe connaît sa place dans le régiment de sa communauté.
En tant que garde du corps royaux, les Lions Blancs de Chrace ne quittent leur assignation qu’en cas de grave péril, car celle-ci prévaut sur tout le reste. Parfois, un seigneur Haut Elfe peut demander la présence des Lions Blancs sur le champ de bataille, il dépose alors une requête auprès du Roi Phénix en personne, en espérant que ce dernier y accédera et lui accordera l’envoi d’un régiment de ses gardes du corps. Toutefois, un petit nombre d’entre eux restent à Chrace et se charge d’élever les Lions qui, une fois convenablement dressés, pourront tirer de puissants chars sur lesquels prennent place les Lions Blancs. De tels attelages sont redoutables sur le champ de bataille.

Les Mages Dragons et les Princes Dragons de Caledor figurent parmi les alliés les plus convoités des Seigneurs d’Ulthuan. Ce sont tous des nobles et des fils de haute naissance, des guerriers d’excellence, fiers de leur héritage. On ne peut compter sur les Princes Dragons pour assurer de vulgaires tâches de patrouille, d’escorte ou de garnison, qu’ils laissent à la roture, car ils les trouvent indignent des descendants de Caledor le Grand. Ils ne vivent que pour la gloire de vaincre les adversaires les plus vils et les plus terribles. C’est pourquoi un commandeur suffisamment sage et habile peut s’assurer leur aide en leur promettant des batailles dignes d’attirer l’attention des Dieux, ou en avouant avec modestie - feinte ou réelle - qu’il n’est pas de taille à vaincre ses ennemis. Attirés par de telles promesses, les Princes Dragons sont alors prêt à le suivre jusqu’au bout du monde.

Enfin, les alliés les plus mystérieux sont les Guerriers Fantômes. Marqué à vie par leur combat de tous les instants, ils vivent en parias et ne répondent jamais ouvertement à un appel à la guerre. Néanmoins, ils ont aidé à gagner bien des batailles et surgissent à l’improviste sur les arrières de l’ennemi, même si les autres Hauts Elfes doutent parfois de leur véritable loyauté.

Les goûts esthétiques des Hauts Elfes se reflètent jusque dans leurs prouesses guerrières et le matériel qu’ils utilisent. Leurs uniformes et leurs équipements sont d’une facture excellente, et leurs armes et leurs armures sont richement décorées. Leurs épées en particulier sont souvent transmises de père en fils, ce sont des reliques parfois millénaires qui ont versé le sang au court de centaines de batailles. Leurs broignes sont façonnées à partir de milliers d’écailles métalliques qui leur confèrent à la fois souplesse, légèreté et résistance, ainsi leur porteur n’est pas entravé dans ses mouvements. Leur heaumes coniques sont amoureusement polis et souvent incrustés de pierres précieuses.

Même prises séparément, la vivacité d’esprit et la dextérité prodigieuse d’un Elfe lui sont précieuses, mais c’est la combinaison des deux qui le rend si redoutable au combat. Le moindre détail de la posture d’un adversaire en dit long à un Elfe attentif, car il en déduit non seulement quand et comment il va frapper, mais aussi de quelle manière cela l’exposera à une riposte. C’est ainsi que plus d’un ennemi a péri au moment même où il tentait de porter le coup qui allait lui assurer la victoire, victime d’une lame à la célérité inconcevable, guidée par un esprit vif comme l’éclair.

Chaque Haut Elfe est un combattant émérite, et quand il se consacre totalement à l’art de la guerre, il devient alors l’un des guerriers les plus redoutables qui soit. En effet, les Asur font preuve d’une vivacité d’esprit et d’une dextérité que les mortels ne pourront jamais atteindre, mais c’est la combinaison des deux qui les rendent si redoutable au combat. Lorsqu’elles sont mises au service de décennies d’entrainement intensif, elles donnent naissance à des guerriers d’élites insurpassables. Discipline et précision sont la marque de fabrique des troupes des Hauts Elfes, et chaque soldat sait exactement quel est son rôle au sein de son unité, s’entrainant jusqu’à ce qu’ils puissent réagir à la moindre situation avec une agilité incroyable. Il en résulte une armée plus rapide, plus manœuvrable et plus efficace que n’importe quelle autre dans le monde. Certains choisissent également cette voie pour d’autres raisons, qu’ils y aient été conduits par la violence, le devoir, la souffrance, le désespoir ou simplement la recherche du savoir. Cependant, les Commandeurs Hauts Elfes tentent toujours de préserver la vie de leurs soldats, car la population d’Ulthuan diminue de jour en jour et ne peut pas se permettre de livrer des guerres d’usure.

  • Vous trouverez ici la liste complète des troupes, des héros, des monstres et des machines de guerre que les Hauts Elfes peuvent aligner sur un champ de bataille : Les Forces d’Ulthuan
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La Race Mourante

Johann van Hal.jpg Attention, lecteur/lectrice de la Bibliothèque !

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« La vie est une étincelle au cœur de ténèbres éternelles. L’amour, la haine, la joie, la souffrance, la foi, la peur… autant d’émotions auxquelles nous nous raccrochons pour nous sentir vivants. Certains d’entre nous sont puissants et couverts de gloire. Ils forgent des légendes et brûlent tels des étoiles dans l’obscurité, éclairant ce monde d’une brève lueur d’espoir. Pourtant, à la fin, nous devrons abandonner tout ce que nous possédons pour retomber dans les ténèbres éternelles, et être oubliés à jamais. »
- Belannær le Sage
Un heureux événement devenu bien trop rare.
Pour les Asur, le présent est à la fois une promesse de renouveau et une menace de destruction. Leurs ennemis ancestraux sont devenus plus puissants à mesure qu’eux-mêmes s’affaiblissaient. Peu d’humains l’ont deviné, mais Ulthuan est une puissance en déclin. Les royaumes peuvent toujours rassembler les plus puissantes flottes du monde et leurs armées sont toujours redoutées par leurs ennemis, mais Ulthuan n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les Asur ont beau dîner chez leurs amis ou participer aux bals, nombreux sont les Haut Elfes qui pensent que leur temps de gloire est passé et que leur peuple se meurt. Leurs sourires et leurs danses ne peuvent masquer le fait qu’ils ont l’impression d’assister à leurs propres obsèques.

Ce lent déclin commença à être vraiment visible à partir du règne du Roi Phénix Æthis le Poète. Même durant les jours sereins du long âge d’or qu’ont été les règnes successif de Bel-Korhadris l’Érudit et de son prédécesseur, la population avait diminué : le nombre des naissances déclinait et les grandes cités devenaient peu à peu désertes, une tendance qui n’était pas prêt de s’inverser. Ces dernières années, le nombre de Hauts Elfes a à ce point décliné que les cités sont presque vides et la plupart des terres abandonnées. Les explications ne manquent pas.

Certains pointent du doigt la faible fécondité des Elfes, mais ces arguments sont généralement balayé par le fait que les Elfes Noirs - et peut-être les Elfes Sylvains - ne rencontrent pas ce problème de natalité, surtout quand on sait qu’un certain nombre d’enfant Druchii disparaissent emporté par des farfadets démoniaques, sans compter ceux qui sont enlevés par le Temple de Khaine lors de la Nuit des Supplices et qu’on prend également en compte le mode de vie extrêmement dangereux des habitants de Naggaroth.

Certains, plus farfelus, émettent l’hypothèse d’une malédiction lancé par Malékith au cours de la Déchirure pour se venger de ceux qui l’ont trahi et l’ont empêché de réclamer ce qui était son bien légitime : la couronne du Roi Phénix, mais les Maîtres du Savoir rejettent ces idées comme de simples fables de rêveurs à l’imagination trop fertile.

En fait, la vérité est tout autre, et elle est à chercher dans le psychisme des Haut Elfes.

Comme dit plus haut, les Elfes sont une race aux sens et aux émotions exacerbés. Les Asur peuvent se concentrer sur quelque chose avec une intensité terrifiante, jusqu’à en avoir saisi toutes les plus fines subtilités et maîtrisé le sujet à la perfection. C’est pareil en ce qui concerne les enfants. Ils s’y intéressent le temps de pouvoir en apprécier toutes les subtilités, ce qui correspond approximativement au temps d’une vie humaine, après, ils ont besoin de passer à autre chose. Si les couples restent liés toute leur existence (les veufs et les veuves ont du mal à surmonter la mort de leur conjoint), ils ne restent réellement côte à côte qu’un court laps de temps comparé à leur existence longue de plusieurs siècles. Dans les faits, cela veut dire qu’une Haute Elfe aura rarement plus d’un enfant au court de sa vie.

Cette faible natalité, ajouté au fait que chaque guerre prélève un tribu difficile à remplacer, explique le lent déclin de la société des Hauts Elfes.

Cependant, chaque année apporte son lot de gloire et de combat contre le mal. De grands héros et des mages de talent se dressent face aux ténèbres, et les Dragons, bien que peu nombreux, émergent parfois de leur long sommeil. Dans le nord, le Roi Sorcier s’agite de nouveau et l’épée de Khaine hante les rêves enfiévrés de tous les guerriers. Les Hauts Elfes ont encore un rôle important à jouer avant que l’acte final de leur long drame ne s’achève…

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Sources

  • Livre d’Armée des Hauts Elfes, V7
  • Livre d’Armée des Hauts Elfes, V5
  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V6
  • Les Défenseurs d’Ulthuan de Graham McNeill
  • Beaucoup d’informations glanées sur http://ulthuan-naggaroth.forumactif.com/forum
  • Un certain nombre d’extrapolations
  1. Livre d’Armée des Hauts Elfes, V4 et V8
  2. *Livre d’Armée des Nains, V7
  3. Livre d’Armée des Hauts Elfes, V4
  4. Warhammer JdR - Arsenal du Vieux Monde