Canons à Crânes de Khorne

De La Bibliothèque Impériale
Dans l’ombre de la forteresse assiégée, je vis l’ost du Dieu du Sang dans sa terrible gloire. Pourtant ce furent les canons alignés roue contre roue sur la crête qui attirèrent mon attention, quand ils libérèrent un torrents de feu et de sang sur les agiles Démons se pressant pour défendre l’édifice. Je fus certain qu’aucun ost, mortel ou immortel, ne pourrait endurer longtemps pareil déluge. Ce fut bientôt confirmé, lorsque les défenseurs se retirèrent en laissant les restes carbonisés de leurs compagnons à l’indulgence de l’ennemi.
- Extrait du Liber Malefic
Canons à Crânes de Khorne, les Gueulards Infernaux, les Broyeurs d’Os, les Ferrailleurs

Les légendes racontent que les Canons à Crânes furent fondus dans les fourneaux situés au pied du trône du Dieu du Sang avant d’être mis en forme sur son enclume colossale. D’aucuns pensent qu’ils ont été forgés par Khorne en personne, compte tenu de leur résistance et de leur efficacité. Comme les Juggernauts, les Canons à Crânes sont la fusion effroyable d’un esprit démoniaque et d’une machine infernale. Leurs artères corrompues palpitent du désir ardent de verser le sang, de broyer les os, d’honorer Khorne à chaque ennemi piétiné.

Un duo de Sanguinaires se tient au sommet du Canon à Crânes. Les Démons hurlent leur joie et chantent des louanges à Khorne tandis que leur destrier d’airain roule en direction de l’ennemi. Ces mêmes Sanguinaires ont supervisé la création de la machine, et sont à présent chargé de la guider afin de servir les desseins de leur dieu et maître. Le Canon à Crâne n’a cependant guère besoin d’encouragements pour mutiler et tuer. En effet, le Démon lié à son cœur noir est aussi enragé et meurtrier que peut l’être un serviteur de Khorne. Un Canon à Crânes est ainsi plus obstiné et fier que le Juggernaut le plus sauvage, et il se préoccupe peu des créatures rugissantes enchaînées à son glorieux châssis de métal.

Tandis que le Canon à Crânes pilonne le champ de bataille, ses roues et des rouleaux hérissés de pointes charcutent tout sur leur passage. Les plus chanceux seront ceux qui éviteront la course du char, ou qui périront instantanément sous la masse de la machine infernale. Les autres, le corps brisé, sont engloutis par sa gueule béante, où ils seront hachés menu et grillés par le feu Démoniaque. La plupart des restes sont ensuite expulsés à l’arrière de l’engin, en créant une traînée d’os et d’entrailles. Seuls les crânes sont conservés, écorchés et bouillis, mais intacts par ailleurs. Ils sont alors imbus de la colère éternelle du Dieu du Sang jusqu’à ce que leurs orbites vides suintent du sang et que leur mâchoire caquette de rage. C’est seulement à ce moment qu’une détonation retentit avec un fort écho, tandis que le canon libère ses munitions.

Les crânes s’enflamment lorsqu’ils sont projetés, et ricanent cruellement pendant leur vol. Ils s’abattent ensuite sur les rangs ennemis, en brûlant leurs victimes, pour ne laisser qu’un sillon de cadavres calcinés ou en proie aux flammes. Parfois, les crânes survivent à leurs cibles, et reposent au milieu du charnier en proférant des insultes et des menaces à tous ceux qui passent à proximité. Ce n’est qu’en fracassant le crâne que le torrent d’injures cessera, mais le guerrier responsable du coup fatal sera condamné à faire des rêves déments jusqu’à la fin de ses jours.

Source

  • Livre d’Armée des Démons du Chaos, V8