Col du Feu Noir

De La Bibliothèque Impériale
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Le Col de Feu Noir a vu ce qu’il y a de mieux en nous et ce qu’il y a de pire. Son histoire est écrite avec le sang de notre peuple et malgré le fait qu’il nous ait rendu riche, je maintiens toujours que nous avons payé notre proximité avec cet endroit sombre et terrible au prix fort.
- Ludwig von Hoss, Histoire de la Province d’Averland, Volume XIX


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Le Col de Feu Noir - ou Haz Drazh Kadrin en Khazalid - se situe au sud-est de l’Empire dans la province d’Averland. Formé il y a cela très longtemps dans de violentes éruptions qui ont déchiré en deux les Montagnes Noires, le Col est un gouffre béant de lave déformé entouré d’abruptes falaises noires composé de pierre volcanique polie. D’étranges traînés de vapeurs noires jaillissent de fentes à la base des rochers, elles deviennent des formes déferlantes contre les rochers noircies. À travers le Col de Feu Noir, il est possible de retracer la Vieille Route des Nains, un chemin partant des forêts des Principautés Frontalières et qui se rend jusqu’aux portes de la grande forteresse Naine de Karaz-a-Karak. Là, la Vieille Route des Nains devient la Route de l’Argent et coupe à travers les Montagnes du Bord du Monde, émergeant à la Trouée de Morte Roche au pied de la Lance d’Argent dans les Terres Sombres. L’extrémité impériale de la passe est protégée par la forteresse de Grenzstadt. Malgré les patrouilles de ses soldats, le passage du Col du Feu Noir reste périlleux. De nombreuses créatures se terrent dans ses contreforts : Ogres, Trolls, Peaux-Vertes, Manticores, etc. De nombreux clans de Gobelins en maraude ont également l’habitude d’y installer leur campement.

L’importance géographique du Col ne peut pas être surestimée, c’est l’un des deux seuls chemins à travers l’imposant anneau montagneux qui protège les frontières à l’est de l’Empire. L’autre route, le Col du Pic au nord, qui émerge dans l’Ostermark juste au-dessus de Karak Kadrin, ou Fort du Tueur, est à la fois laborieux et éloigné. Le Col de Feu Noir a toujours été une épée à double tranchant de par la rareté d’une route accessible à travers les montagnes. C’est à la fois une faiblesse dans l’armure de l’Empire, un chemin privilégié par les armées d’envahisseurs, et aussi une veine majeure et vitale, une route commerciale essentiel connectant l’Empire avec les autres Karak Nains, la Tilée, et les sauvages Principautés Frontalière.

Suite à la victoire finale de Sigmar contre les tribus des Peaux-Vertes, l’Empire des hommes s’est établi comme une grande puissance et le Col a acquis une renommée économique et militaire. Le Col de Feu Noir est devenu un lien entre l’Empire et ses voisins, spécialement la Tilée au sud-ouest, et avec le temps un flot d’hommes et de marchandises firent le voyage entre les deux nations. Le Col est aussi la seule connexion avec les peu populeuse Principautés Frontalières, une terre anarchique et sauvage, dont les "Princes" se livrent une guerre constante, tout en étant toujours en conflit avec les tribus d’Orques et de Gobelins en maraude. Le commerce ici varie beaucoup en fonction de l’ascension et du déclin des nombreuses cité-états et royaumes miniature, mais il est dans les meilleurs intérêts de l’Empire que les Principautés restent fortes, car si elles venaient à tomber, l’Empire se verrait rapidement assiégé. L’Averland a prospéré grâce à sa proximité du Col, devenant riche sur le dos des transits commerciaux qui circulent à travers les montagnes. Les ressources sont transporté jusqu’à Averheim et de là, via l’Aver, jusqu’à Nuln. Malgré tout cela, le revers de cette prospérité est l’assurance que l’Averland, et par extension l’Empire lui-même, courront toujours le risque d’une attaque à travers le Col de Feu Noir.

Historiquement, le Col du Feu Noir fut le lieu de passage de nombreuses Waaagh! qui menacèrent l’Empire :

  • -1 CI : Réunies sous le commandement d'un jeune héros Unberogen nommé Sigmar, les anciennes tribus des hommes s’allièrent aux armées Naines menées par le Haut Roi Kurgan Barbe de Fer pour écraser les hordes de Peaux-Vertes qui menaçaient l’Empire Nain. Suite à cet épisode épique, fut fondé le pacte scellant une alliance éternelle entre les civilisations de l’Empire et Naine. Depuis cette époque, les Nains ont scrupuleusement respecté le serment solennel prêté jadis par le Roi Nain, veillant sur chacun des cols par lesquels l'ennemi serait tenté d'envahir l'Empire. D’après certaines légendes, à la fin de son règne, Sigmar revint au Col du Feu noir pour restituer Ghal Maraz à ses créateurs. "L'Exode de Sigmar" suit la route présumée qu’il emprunta lorsqu’il quitta l’Empire. Ce pèlerinage qui débute à Altdorf se termine officiellement au Grand Temple d’Averheim mais les pèlerins les plus dévots poursuivent leur chemin jusque dans les contreforts rocheux du Col du Feu Noir.
  • 1707 CI  : le Seigneur de Guerre Gorbad Griff'Eud'Fer, l'un des Chefs de Guerre Orques les plus infâmes, alors à son apogée, traversa le Col du Feu Noir et envahit le sud de l’Empire, le menant au seuil de l’effondrement.
  • 2520 CI  : une Waaagh! menée par le redoutable Vorgaz Mâchoire de Fer franchit le Col du Feu Noir pour envahir l’Empire. Marius Leitdorf le "Comte Fou d'Averland" y fut tué héroïquement dans un combat singulier contre le Chef de Guerre Orque.


L'Histoire de Sigmar

La bataille du Col du Feu Noir
Chaque citoyen de l’Empire connaît par cœur l’histoire du combat épique de Sigmar contre les Orques dans le Col de Feu Noir, mais ils se tourneront néanmoins toujours vers les poètes pour leur verve et leur grâce dans la façon de le raconter. Il est difficile d’améliorer l’élégance du récit tant apprécié de Kleisserman : malgré son style un peu antique et ses préférences pour le dramatique plutôt que le factuel, son rendu restera toujours celui de référence.
Le soleil couchant s’étendait au travers l’horizon tel une ecchymose, brillante et livide contre l’ardoise grise du ciel, et la paix était omniprésente sur les terres. Mais il n’y avait aucun repos pour le Puissant Sigmar, aucun repos pour le Roi. Demain, Il mènerait les armées des hommes vers le Col de Feu Noir. Marchant avec Lui sont les Nains et l’espoir de deux peuples qui repose sur Ses larges épaules. Quel doute était possible sur cet homme qui allait bientôt devenir un Dieu ? Comment pourrait-il douter, comment ne pourrait-il pas croire ? Pourtant le Brave Sigmar était humain à ce moment et le doute rongeait toujours son cœur. Est-ce qu’il avait la force, le courage et les vies pour gagner? Ou avait-il tout sacrifié sur l’autel de l’ambition ?
Le matin venu avec ses doigts rosés, un ciel incrusté de cendre apportait la pluie battante. Par devant l’armée des hommes avançait, par devant l’histoire et le rythme battant le sol qui tremblait sous des centaines de milliers de pair de pieds. Le Fier Sigmar observait les rangs de guerre et vue la force des hommes et des Nains s’étaler devant Lui. Tout autour de Lui le Col s’élevait comme d’immense muraille de flèches noire miroitante. Ici Il trouverait leur victoire, ou la mort de toute l’humanité.
Des tambours de guerre les ont accueilli, les ont attiré, une vague continue de furie primitive formant une harmonie sauvage au chœur hurlant des Peaux-Vertes. L’Héroïque Sigmar déploya ses hommes et rejoignit ses commandants, murmurant des mots de réconfort et d’amour, connaissant leurs cœurs. Des amis ils étaient tous, Il aurait donné volontiers sa vie si ce n’est que pour qu’ils puissent vivre paisiblement après ce jour. Ils n’ont pas eu à attendre longtemps.
Un puissant combat ce fut, brutal et sanguinaire. Jamais l’Empire n’en vue de similaire. L’entassement des corps dans les confins restreint de ce corridor rocheux qui comprimait tous et chacun de façon à ce que si un homme mourait, son corps n’avait pas d’espace pour tomber et restait debout, sans vie, retenue en place par ceux et celle de chaque côté de lui. C’était la poigne mortelle de deux énormes mains, chacune écrasant avec toute sa force, tentant de briser l’autre. Des milliers de Peaux-Vertes sont tombées mais cela ne semblait jamais réduire leur nombre. Ils avançaient hurlant, sans crainte du danger ou de la peur, baignant dans une soif de sang et de rage, beuglant leur cri de guerre sauvage sous l’œil vigilant de leur terrible Chef de Guerre.
D’une part et d’autre l’avantage se déplaçait. D’une part et d’autre l’espoir d’Anxieux Sigmar changeait tandis que le matin devint le midi et que le midi passa à la brunante. Les Orques étaient en surnombre et Soucieux Sigmar observait alors que les lignes commençaient à tomber. Il n’était plus l’heure des précautions personnels, des pensés à la vie ou à l’amour. C’était l’heure de la colère, de la ruine, d’un homme à devenir un Dieu. Audacieux Sigmar les chargea, en pleine mêlée Il les chargea, seul. Un exemple pour tous, les cris grandirent à travers les rangs : « Sigmar ! Notre Roi ! Regardez, notre Roi ! » Les hommes observaient, ahuris, alors qu’Il taillait les lignes Orques, leur coups ne semblait pas l’atteindre.
Il n’était plus que ruine et sang, Son puissant marteau éclatant ces Orques ayant osé le défier. Encore et encore Il continua, sans relâche, Furieux Sigmar poussé en avant par la colère de son peuple. Les meilleurs d’entre eux, les plus braves, les plus mortels, Il les a tous tué. Derrière lui ces hommes se mirent à chanter « Pour Sigmar ! Pour Sigmar ! » Rapidement ils traversèrent le champ de bataille, tentant de récolter les victoires que leur chefs venait de semer.
Les Orques ressentaient la peur pour la première fois et ils en furent foudroyés. Qui était cet homme, cette force de la nature ? Qui était cet homme qui ne pouvait mourir ? Aucune réponse ne venait de l’Implacable Sigmar. Sans cesse Il continuait. Un homme contre une armée, Il continuait. À travers le sang et le feu Il continuait jusqu’à ce que devant Lui se tiennent la mort elle-même, le puissant Chef de Guerre Orque. Là, sur une montagne de corps de plus d’une centaine d’Orques de haut, Invincible Sigmar et le terrible Chef de Guerre combattaient. Les étincelles s’envolait, les coups se suivaient plus rapidement que les yeux pouvaient les voir alors que ces deux titans se rencontrèrent. Sigmar ne se laissera pas abattre, pas maintenant. Il abattit son marteau et avec un coup divin il projeta le corps du Chef de Guerre sur le sol. Terrible était son expression et Il se retourna vers les Orques avec rage, Ses yeux brûlant avec la flamme de la victoire. Pas un survivant n’aurait souhaité Le rencontré à ce moment. Victorieux Sigmar les avait anéanti, les Orques fuyait pour sauver leur propres vies. C’est ainsi que Sigmar triompha. C’est ainsi qu’un homme est devenu un Dieu. C’est ainsi qu’un Empire fut forgé dans les flammes de la bataille.

Sources

  • Warhammer RPG - Black Fire Pass (traduction par Félix Braun)
  • Livre d'Armée des Nains, V7
  • Livre d'Armée Orques et Gobelins, V4
  • Livre d'Armée Orques et Gobelins, V7
  • White Dwarf 144
  • Warhammer JdR - Nains, Pierre et Acier
  • Warhammer JdR - le Tome de la Rédemption
  • Heldenhammer, la nouvelle
  • La vie de Sigmar, la nouvelle